L’Ostéo4pattes

045 - La dépêche vétérinaire du samedi 14 mars

Créé le : vendredi 14 mars 2008 par Jean Claude Colombo

Dernière modificaton le : vendredi 1er décembre 2017

En application de l’encart sur l’ostéopathie crânienne et la tenségrité appliquée aux membranes et aux sutures des os crâniens, voici un cas clinique qui met en œuvre ces principes.

Nascora, jument SF de 3 ans est consultée fin février pour larmoiement, photophobie et douleur oculaire droite vive, depuis l’été précédent.

La propriétaire a mis en place une succession de traitements d’abord allopathiques prescrits (pommades ophtalmiques à l’amoxicilline, collyres antibiotiques et anti-inflammatoires divers). Les améliorations sont transitoires.

Puis une automédication homéopathique prend la suite lors de l’automne et l’hiver. L’amélioration est progressive, mais pas totale, probablement en partie due à la diminution de l’éclairement naturel, et à l’absence de mouches. Finalement tout soin est arrêté fin janvier.

Examen ostéopathique
Lors de la consultation ostéopathique au printemps suivant l’examen classique montre que :

* l’œil est rouge, la paupière peu gonflée, la jument est difficile à examiner ;

* il n’y a pas d’ulcération (test fluorescéine négatif), mais la conjonctive est enflammée, l’écoulement abondant, non purulent, non caustique.

L’examen ostéopathique montre une dysfonction du côté droit des os :
* lacrymal,
* temporal
* et frontal

Ils semblent impactés l’un dans l’autre. L’œil est rétracté et comme adhérent au fond de l’orbite. La SSB est en inspir et side bending gauche.

légende : Le puzzle de l’orbite....avec toutes ses sutures est un lieu de prédilection pour les dysfonctions crâniennes primaires ou secondaires

Traitement
Le traitement fait appel à des techniques de V Spread et de lift temporal et lacrymal. Puis une régulation MRP crânienne est appliquée.

L’inflammation et le larmoiement ont cessé dès le lendemain, l’œil a retrouvé une fonctionnalité normale dès la semaine suivante.

Ce cas montre l’étroite relation mise en évidence par le geste ostéopathique entre :

* l’intégrité de la motilité des structures et leur fonction : l’impaction des os de la région, provoquée par l’agression initiale importante et répétée des mouches en saison,

* et l’infection oculaire qui s’en est suivie qui a "verrouillé" la zone et n’a pas permis un retour à la normale des fonctions de drainage oculaire. Un cercle vicieux inflammatoire s’est alors installé de manière "réflexe".



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