L’Ostéo4pattes

066 - Dépêche samedi 12 septembre 2009

Spondylarthrose et parésie partielle unilatérale soudaine
Créé le : vendredi 10 juillet 2009 par Bruno Denis

Dernière modificaton le : lundi 4 décembre 2017
  Sommaire  

Depuis le retour d’une journée chirurgicale (pour mastocytome cutanée), il y a 6 mois, la locomotion de Julie, croisée bichon de 12 ans s’est brutalement dégradée : ligne lombaire affaissée et incurvée sur la droite, le postérieur droit rigidifié en extension et en appui antérieur. Depuis 6 mois les griffes du postérieur droit sont usées par le frottement imposé de la nouvelle démarche. Malgré les anti-inflammatoires, la situation s’aggrave ces derniers jours : le relevé est de plus en plus pénible et la prise de position pour déféquer de plus en plus scabreuse. L’usure des griffes est la conséquence de l’hypertonie des extenseurs de la jambe et des fléchisseurs de la cuisse, interdisant une flexion harmonieuse du jarret. L’hypertonie neuro musculaire soudaine ainsi localisée peut s’expliquer par une chaîne de dysfonctions ostéo-musculaire rachidienne ou par une radiculite due à du matériel discal extrudé. Il n’y a pas eu d’autres investigations qu’une radiographie du rachis révélant une spondylarthrose sévère en D12-D13 et L1-L2 (FIG 1), témoignant d’une instabilité vertébrale déjà ancienne mais largement compensée jusqu’au jour de la chirurgie.

Il est probable que l’éventualité d’une agitation malencontreuse en phase de réveil ou qu’une manutention pendant les phases pré ou post chirurgicale en période d’anesthésie ait déclenché l’accident rachidien.

Le diagnostic d’ostéopathie : FIG 2

 Traitement

J1 / Manipulation par des techniques fonctionnelles directes sur le rachis et les iliums. Action également par les techniques musculaires sur les pectinées, les fléchisseurs de la cuisse et les muscles de la ceinture thoracique. Egalement technique structurelle indirecte à grand bras de levier sur les membres pelviens. Et enfin l’application des techniques impliquant le Mouvement Respiratoire Primaire (MRP) sur l’axe spino-cérébral.

J8/ Manipulation structurelle en élongation de l’axe cranio sacré, puis par les manipulations fasciales et fonctionnelles sur le sacrum et les vertèbres lombo- sacrées qui étaient en rotation droite, jusqu’à obtenir une résolution des tensions musculaires des extenseurs de la jambe et des fléchisseurs de la cuisse.
A la fin de la manipulation elle recouvre une symétrie dans la démarche.

J16/ Manipulation dorso-lombaire en fasciale et manipulation cranio-sacrée et en musculaire sur les résidus de tensions du pectiné, du fascia lata et couturier droits. Mobilisation directe sur l’ilium droit.

 Conclusion

En 15 jours la démarche et l’attitude de Julie s’est considérablement améliorée.
Ce cas clinique illustre parfaitement la primauté nécessaire de l’approche ostéopathique dans certaines indications. Egalement sa nécessaire complémentarité dans la panoplie du praticien.

Dr Bruno DENIS



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