L’Ostéo4pattes

049- dépêche du samedi 10 Mai.

Créé le : samedi 10 mai 2008 par Patrick Chêne

Dernière modificaton le : lundi 4 décembre 2017

Uto est un berger malinois adulte sélectionné pour des championnats de Ring, mais qui depuis quelques semaines présente une boiterie forte (jusqu’au non appui ) du postérieur droit dès qu’il fait un effort. Le forfait, angoissant pour le propriétaire, se profile à grand pas.

Le vétérinaire consulté a passé une radio montrant une bascule du sacrum avec une calcification du disque intervertébral L7/S1. Le pronostic apparait alors très sombre d’autant plus que le traitement institué n’amende pas les symptômes :

légende : radio du bassin au jour de la première consultation

Une consultation d’ostéopathie montre, outre les tensions sacrées très fortes, une tension autour de D13, du temporal et du larynx. Ces dernières tensions sont assez classiques en ostéopathie avec des tensions sacro iliaques. On va même jusqu’à faire une relation très forte iliaque/temporal. Les tensions sont levées par des manipulations fonctionnelles sur D13 et le temporal et structurelles sur les deux sacro-iliaques.

légende : Résultat de la première consultation

A la deuxième consultation, le chien ne va pas mieux aux dires du propriétaire qui n’a pas osé faire ressauter le chien. Pourtant, la consultation ostéopathique montre une nette amélioration (bassin OK, reste un peu D13 et le temporal g). Quelques sauts réalisés dans le jardin du cabinet vétérinaire montrent que le chien ose sauter et ne boite plus après les sauts. Une vérification ostéopathique montre que dans le saut c’est maintenant le genou (tension L4, tibia) qui se tend un peu ce qui est logique quand le bassin se remet à fonctionner.

légende : deuxième consultation, à l’arrivée puis après la consultation et après des sauts.

A la troisième consultation le chien est très bien et ressaute sans gêne. Le championnat est en vue....

Conclusion :

Régulièrement on voit passer des articles relatant le peu de corrélation qui existe entre des lésions radiographiques observées et des symptômes. Ce cas le démontre clairement, en aucun cas la lésion radio pourtant importante n’était responsable de la boiterie même si on pouvait légitimement le penser. Pour comprendre une boiterie de cette nature la radio n’est qu’une aide, elle n’avait pas de valeur diagnostique, ni même pronostique....

Ce chien n’est pas une exception...l’analyse et la correction des tensions musculaires nous semblent largement aussi importantes à prendre en compte que les calcifications radiologiques ou les malpositions radiologiquement visibles qui n’ont pas forcément la valeur péjorative qu’on leur accorde habituellement. Et à la lumière de tels résultats il serait sans doute bon de se reposer ensemble la question de la valeur à accorder aux examens complémentaires fussent-ils diagnostiques ou de dépistage.



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