L’Ostéo4pattes

La Gamme Des T10,T11,T12 Voire T13 Chez Nos Petits Carnivores. (Rés)

Créé le : mardi 7 septembre 2010 par Catherine Brassaud

Dernière modificaton le : lundi 4 décembre 2017

Chez le chien et le chat, de nombreux cas de vomissements et de soudaine perte d’appétit qui ne répondent pas aux soins allopathiques semblent être dus à une restriction de mobilité des dernières vertèbres dorsales. Traumatique ou compensatoire - les profils sont variables, ce blocage est à lever afin de relancer l’appétit et de stopper les vomissements. Dans certains cas plutôt aigus, l’animal retrouve l’envie de manger dès la fin de la consultation qui se solde par une visite de la gamelle !

La base mécanique de la dysfonction

D’un point de vue topographique, les dernières vertèbres dorsales correspondent au fundus gastrique et à l’entrée de l’œsophage dans l’estomac par le cardia, sphincter qui contrôle le passage du bol alimentaire.

Mécaniquement, l’estomac est appendu aux autres viscères et au péritoine par de nombreux ligaments. Dans le tome 3 de la série de Robert Barone « Anatomie comparée des mammifères domestiques », l’estomac est décrit comme « suspendu au centre d’un véritable cadre péritonéal qui s’attache sur toute sa périphérie et dont les subdivisions topographiques constituent le petit omentum, le ligament gastro-phrénique et le grand omentum. »

En se reportant à l’illustration des différents rapports de l’estomac avec ce cadre péritonéal et ses composants, on comprend qu’une dysfonction des dorsales basses puisse induire des tensions pathologiques avec des répercussions sur les viscères sous-jacents dont l’estomac.

Toujours par ce biais mécanique ligamentaire et membraneux, l’estomac apparaît relié au diaphragme. En effet, le ligament gastro-phrénique se raccorde au pilier gauche du diaphragme et, bien sûr, celui-ci est percé du hiatus oesophagien.

On peut donc facilement imaginer qu’un stress du diaphragme se répercute sur l’estomac. La tension exercée par le dysfonctionnement des dernières vertèbres dorsales se répercute sur le diaphragme via sa coupole, les côtes et les insertions musculaires des muscles psoas et rétracteurs des côtes.

C’est nerveux…

L’innervation de l’estomac est composée d’une partie parasympathique dont le chef d’orchestre est le nerf vague et d’une partie sympathique, antagonistes l’une de l’autre. Le nerf vague augmente la tonicité, la motricité et la sécrétion de l’organe tandis que le sympathique modère ces mêmes actions par le plexus coeliaque. Les vomissements peuvent donc s’envisager comme un excès du parasympathique soit comme un défaut du sympathique, d’où.....


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