L’Ostéo4pattes

022-dépêche du samedi 16 juin

L’ostéopathie chez les Nouveaux Animaux de Compagnie
Créé le : mardi 29 mai 2007 par Stephan Cayre

Dernière modificaton le : jeudi 30 novembre 2017

De plus en plus de rongeurs, lagomorphes et autres Mustélidés nous sont présentés à la consultation. L’attachement affectif important, ainsi que l’amélioration globale de la médicalisation des animaux de compagnie, permettent de véritables médecine et chirurgie de ces petits animaux. De la même manière, il est parfaitement admis par les propriétaires qui leur soit proposée une consultation de médecine non conventionnelle comme l’ostéopathie, soit de manière directe par un vétérinaire compétent en ostéopathie, soit dans le cadre d’une consultation référée.

Les indications ostéopathiques chez les NAC sont identiques à celles des carnivores domestiques ou des grands animaux, nous n’y reviendrons pas.

Cependant, quelques restrictions apparaissent. Ainsi, les rongeurs de très petites tailles (souris, hamster, gerbilles et autres) sont particulièrement difficilement manipulables pour d’évidentes raisons de taille, mais aussi du fait de leur activité incessante qui empêche une exploration correcte des structures.

A partir de la taille du Chinchilla, le vétérinaire pratiquant l’ostéopathie peut néanmoins travailler avec un certain confort.
Son abord, ainsi que celui du Cochon d’Inde, est classique ; les particularités anatomiques n’étant pas problématiques.

Légende : les NAC mais aussi les animaux sauvages....

L’ostéopathie du Chien de Prairie n’appelle pas non plus trop de commentaires, si ce n’est que la nécessaire utilisation exclusive des mains du praticien peut être un handicap avec cet animal assez facilement mordeur

Celle du Lapin, quelque soit sa taille, est plus originale. En effet, nous avons affaire à un animal adapté au saut, et dont l’anatomie du squelette est façonnée par cette fonction. Cela engendre d’ailleurs une pathologie ostéopatique particulière dans la localisation des dysfonctions.

Avec le Furet, nous retrouvons parfois les mêmes difficultés qu’avec le Chien de Prairie, la contention étant de plus difficilement existante dans cette espèce. De plus, le furet est un animal d’une souplesse inouïe, avec des articulations axiales d’une très grande laxité ; cela induit là encore une pathologie ostéopathique marquée par une forte spécificité.
Le praticien a par ailleurs accès à une palpation directe de la face ventrale de la colonne vertébrale lombaire, ce qui autorise des techniques de diagnostic et de correction pour le moins originale chez les animaux dociles.

L’ostéopathie dans le cas de Nouveaux Animaux de Compagnie permet donc un abord différent de la pathologie, avec les restrictions que nous avons évoquées ici. Il est utile, et sans doute nécessaire, de considérer son intérêt au sein de l’arsenal thérapeutique, d’autant qu’un certain nombre de problèmes sont délicats de résolution, notamment dans le domaine des boiteries, mais aussi dans celui des troubles digestifs récurrents ainsi que dans les anomalies cutanées d’étiologie incertaine.

Actualités :

A saumur, le 16 juin, aura lieu le Xième colloque de L’école nationale d’équitation : "la vérité sortirait-elle de la bouche des chevaux ?" avec l’intervention de plusieurs vétérinaires ostéopathes (Dr Thierry Fuss, Dr Jean Servantie, Dr Marc Baudoux, Dr Isabelle Burgaud) pour tenter d’expliquer les relations entre le mors, les dents, les dysfonctions ostéopathiques et l’équitation.

http://www.cadrenoir.fr/siteene/htm...



Notez cet article
0 vote






Accueil | Contact | Plan du site | Se connecter | Visiteurs : 167 / 752012

Suivre la vie du site fr 

Site réalisé avec SPIP 3.1.8 + AHUNTSIC