L’Ostéo4pattes

114 - La Dépêche de juin 2016

Décryptage d’un cas simple d’ostéopathie,
Créé le : lundi 23 novembre 2015 par Bruno Denis

Dernière modificaton le : samedi 18 juin 2016

Betsie, Cavalier King Charles de 8 ans dont l’attitude et le « comportement » inquiétaient ses maitres depuis 2 mois, et qui a retrouvé toute sa joie de vivre dans les 48h d’une séance d’ostéopathie.

Les symptômes s’expriment, depuis 2 mois …

… par de longs moments immobiles en restant debout à regarder ses maitres. Elle est moins gaie et ne cherche pas à jouer. Aucun autre symptôme visible. L’examen clinique classique ne révèle qu’une vague douleur de la croupe par son vétérinaire traitant. Après un traitement sans succès par des AINS et avant d’envisager une démarche sémiologique plus technique (radiographie, scanner,…) Betsie est référée pour une consultation d’ostéopathique.

Décryptage de la séance d’ostéopathie …

… au-delà de ce cas qui pour le bonheur de tous a trouvé une issue favorable en 48h, vérifiée et validée 1 mois après, il est intéressant de soulever le voile sur la séance qui se déroule en 4 temps : exploration, diagnostic, traitement et contrôle et qui est un lieux commun à toute consultation d’ostéopathie.

L’exploration ostéopathique …

… commence par la validation des commémoratifs et confirmations ou non des signes cliniques rapportés par le propriétaire et par le vétérinaire référant. Place est faite ensuite à l’examen palpatoire qui s’initie tout d’abord par l’établissement d’une « bulle » d’écoute réciproque entre le patient et le praticien : Le premier doit être dans l’acceptation du geste du praticien et le second, rythme respiratoire ralenti et muscles détendus, se livre à son exploration dans le respect des réactions du patient avec une attention toute particulière aux sensations perçues dans ses mains au fur et à mesure que son intention se porte sur les détails de l’anatomie du patient. Ainsi sont explorés et évalués l’élasticité de tout l’appareil cutanéo-conjonctif superficiel, toutes les surfaces et tous les volumes musculaires à la recherche des moindres tensions, densités ou contractures qui ne seraient pas normales à l’instant de l’examen. Est appréciée la mobilisation de chaque ensemble ostéo-articulaire des orteils à la queue en passant par le crâne, le rachis, les côtes. Une palpation viscérale approfondie est aussi nécessaire. Rien de l’anatomie n’est laissé dans l’ombre de cette approche diagnostique manuelle.

Le diagnostic ostéopathique …

… résulte de cette quête : « une trémulation discrète des muscles intercostaux gauche dans sa partie supérieure des côtes 9,10 et 11 », ainsi qu’une « perte de mobilité » non douloureuse des vertèbres dorsales (10 à 13) en rotation droite ».

Le traitement …

… consiste alors à des manipulations ostéopathiques adaptées au diagnostic, afin de permettre de rétablir la mobilité à la zone dite en « dysfonction somatique ». Ces manipulations sont des combinaisons de différentes techniques à la disposition du praticien ostéopathe : techniques fonctionnelles à petit ou à grand bras de levier directe ou indirecte, technique musculaire, technique structurelle, technique fasciale, technique tissulaire, technique crânio-sacrée. Le choix des techniques est à la discrétion et l’inspiration du praticien en fonction du cas sous la main.

Le contrôle est une absolue nécessité …

… car il clôt la séance par une vérification rapide de l’ensemble du corps et de la zone qui était en dysfonction afin de valider le résultat du soin et une harmonisation du corps par une technique crânio-sacrée.

En guise de conclusion :

A l’usage, l’ostéopathie s’avère être un outil diagnostic et thérapeutique indispensable à « l’art vétérinaire » et complémentaire à la démarche « médicale scientifique ». Cette dernière ne pouvant pas s’affranchir du nécessaire « sens clinique » du praticien (=synthèse consciente et raisonnée de perceptions subjectives et d’observations objectives) qui à l’aune de ses connaissances choisira, si nécessaire, tel ou tel examen complémentaire pour étayer ou non ses hypothèses diagnostiques.

La pratique de l’ostéopathie n’est ni plus ni moins un approfondissement du « sens clinique » par une approche « globale » du patient et la mise en œuvre de techniques spécifiques manuelles.



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