L’Ostéo4pattes

Les neurosciences appliquées à l’ostéopathie ( Rés )

Régulation des comportements en regard de la chaîne centrale
Créé le : mardi 25 février 2014 par Ostéo4pattes-Vetosteo

Dernière modificaton le : samedi 9 décembre 2017

Cet article est paru dans L’Ostéopathie... Précisément n°48, et m’a enthousiasmée. Plutôt que de le résumer pour l’Ostéo4pattes comme habituellement, j’ai contacté l’auteur et l’éditeur pour leur demander de le reproduire dans notre revue. C’est avec une grande gentillesse qu’ils ont accepté, et le voici donc intégralement. Certains termes et techniques ostéopathiques nous sont étrangers, mais malgré tout, il nous éclaire sur notre pratique et rejoint nos dernières avancées. H. Leray.

Conférence présentée au Symposium International d’Ostéopathie Traditionnelle de Montréal, juin 2012. Par Anne-Julie Morand, Ostéopathe D.O.

Professeur au Collège d’études Ostéopathiques de Montréal (au programme B.Sc. Hons de Wales et au 2e cycle), de Halifax et de Vancouver.
Diplomée du Collège d’études Ostéopathiques de Montréal (Mémoire sur le stress, l’axe HHS et les proches aidants), Baccalauréat en ostéopathie (B.Sc. Hons) de l’Université de Wales. Bachelière en Neurospsychologie de l’université McGill.
Conférencière internationale en Neurosciences appliqués à l’Ostéopathie et Obstétrique en Ostéopathie à divers symposium (Montréal, Toronto, St-Petersbourg, Londres (2013))

J’ai eu la chance en 2000 d’étudier en neurospychologie à l’Université McGill dans un domaine en pleine effervescence. Un domaine qui jetait alors les bases d’une révolution dans l’approche médicale allopathique telle que nous l’envisageons actuellement. Les concepts de stress, de psychoneuroendocrinoimmunologie, de médecine fonctionnelle holistique entraient dans un développement embryonnaire accéléré.

Puis c’est ensuite par un mémoire sur le traitement ostéopathique du stress et de sa perception que j’eus la conviction que notre profession avait sa place et sa solution à apporter dans cette quête d’équilibre à la fois physique, psychologique, émotionnel et spirituel.

Ce retour à l’unité corps-coeur-esprit, à la notion d’équilibre et du “Potency” de chacun enseigné par A.T Still se précise de plus en plus dans les divers domaines scientifiques à travers le monde. C’est un moment heureux. Les vieux murs séparant les disciplines, créant des hiérarchies s’écroulent peu à peu.

Tout d’abord retournons dans le temps pour comprendre les neurosciences, leur pertinence et leur lien avec notre profession.

Tout d’abord retournons dans le temps pour comprendre les neurosciences, leur pertinence et leur lien avec notre profession.

NEUROSCIENCES

L’étude du système nerveux remonte à l’Egypte ancienne où des trépanations (perçages craniens) étaient effectuées pour guérir les céphalées et troubles mentaux. Des manuscrits datant de 1700 avant JC indiquent que les Egyptiens avaient quelques notions sur les symptômes de dommages cérébraux.

Le cerveau, matière de remplissage du crâne, était retiré dans les préparatifs de momification. Il était alors affirmé que le COEUR était le siège de l’intelligence. La notion voulant que le Coeur soit le site de la conscience ne fut pas remise en question jusqu’au temps d’Hippocrate. Ce dernier avança alors que le cerveau n’était pas seulement impliqué dans les sensations mais qu’il était aussi le site de l’intelligence.

Platon spéculait que le cerveau était le lieu de la partie rationnelle de l’âme. Galien observa ensuite (2e siècle après JC) une expansion du cerveau et une activation de la pompe cardiaque quand l’animal se mettait en colère.

Puis, il faudra attendre la Renaissance et René DESCARTES (1596–1650) pour jeter les bases de l’étude du système nerveux et de l’organisme humain. Sa contribution aux neurosciences l’amena à étudier l’homme comme une machine, donc un ensemble de mécanismes s’autorégulant. Ce qui constitue encore la base du MÉCANISME MÉDICAL ACTUEL.

La découverte du microscope et le développement de l’utilisation des teintures de Camillio Golgi en 1890 permit de distinguer les structures neuronales et d’émettre l’hypothèse que l’unité fonctionnelle du cerveau est le NEURONE. En parallèle, Broca et Wernicke développèrent la théorie de zones activées dans le cerveau par l’exécution de tâches spécifiques (aire du language et de la vision).

La NEUROENDOCRINOLOGIE naît virtuellement à la fin des années 1920 quand un couple de scientifiques (Scharrer et Ernst) démontrent que certains neurones de la partie fondamentale du cerveau appelée HYPOTHALAMUS produisent des substances de type hormonal appelée NEUROSÉCRÉTION. Une vingtaine d’années plus tard furent identifiés les rapports étroits entre l’hypothalamus et l’hypophyse, la glande endocrine qui joue un rôle central dans tout le système hormonal.

Toujours en 1920, W. Cannon fut le premier à introduire le mot STRESS pour nommer l’effort ou réaction d’alarme apparaissant dans l’organisme suite à un stimulus externe, affectant l’HOMÉOSTASIE (constance de l’environnement interne). Puis en 1936, le médecin canadien Hans Seyle décrivit un syndrome produit par divers agents nocifs, syndrome caractérisé par une augmentation physique et fonctionnelle (hypertrophie) de la cortisosurrénale et par une réduction du thymus et des glandes lymphatiques. Ceci marqua un tournant. On se retrouvait alors face à l’activation d’une réponse biologique fondamentale, non spécifique et indépendante du type de stresseur, consistant en l’activation d’un axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien produisant nombres de symptômes et de modifications biologiques, nommé dès lors le SYNDROME GÉNÉRAL D’ADAPTATION.

Puis dès 1964, George Solomon mis en évidence des liens insoupçonnés entre l’activité cérébrale et le système immunitaire. Solomon s’intéressait depuis longtemps aux personnes atteintes du sida. Il a mis en évidence chez ces malades tout un faisceau d’aptitudes spécifiques : savoir dire non, donner un sens à sa vie, aimer coopérer, entretenir des amitiés profondes, aider autrui, compatir et accepter la maladie sans perdre le goût de vivre. L’aspect psychologique a donc réellement un impact sur les systèmes neuroendocrinoimmunologiques. AVANT D’ÊTRE BIEN NOURRI ET MÉDICALEMENT ENTRETENU, UN CORPS SAIN EST DONC UN CORPS AIMÉ ET AIMANT, RELIÉ AU MONDE ET CAPABLE DE DONNER DU SENS À SA VIE.

Vous trouvez cela évident ? Croyez bien que, pour la science officielle, ça ne l’était pas jusqu’à maintenant. C’est en 1980, que Robert Ader participe à "inventer" une nouvelle discipline scientifique...

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- Sommaire de ce numéro : N° 031 hiver 2014



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