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088 - Dépêche de novembre 2011

L’ ostéopathie : une médecine complémentaire
Créé le : jeudi 24 novembre 2011 par Pascale Coatantiec

Dernière modificaton le : jeudi 7 décembre 2017

L’ostéopathie est fréquemment utilisée pour les problèmes ostéo-articulaires ou lorsque la médecine allopathique n’a pas donné de résultats satisfaisants, parfois même en dernier recours. Cependant, l’ostéopathie est une médecine complémentaire à part entière, ce qui signifie qu’un animal guérira plus rapidement et plus complètement si les manipulations ostéopathiques sont faites lors de l’administration du traitement médical. Pratiquement tous les aspects de la médecine vétérinaire sont concernés : médecine interne, chirurgie, orthopédie, dermatologie, etc... Nous allons souligner à travers deux cas cliniques les avantages apportés aux animaux par cette ’association thérapeutique’.

Le premier cas concerne un chien de type bichon frisé âgé de 5 ans, vu en urgence par un confrère suite à une paralysie brutale du train arrière. Le vétérinaire traitant diagnostique une hernie discale et prescrit des corticoïdes à forte dose et un médicament à base de vincamine et de papavérine. Il conseille à la propriétaire de consulter en ostéopathie et se donne une semaine pour prendre une décision chirurgicale.

Le chien est présenté deux jours plus tard à la consultation. A l’examen clinique, on note une perte des réflexes proprioceptifs et de sensibilité profonde ainsi qu’une incontinence urinaire. Il est incapable de se tenir sur ses postérieurs. La queue est inerte.
Au niveau ostéopathique les dysfonctions le plus marquées sont :

- un whiplash (asynchronisme de mouvement entre le crâne et le sacrum)
- une Force de Traction Médullaire élevée ( cf article de la Dépêche vétérinaire n° 1010 du 29 novembre 2008)
- et une forte tension en T13/L1, a priori, siège de la lésion médullaire.

Toutes ces dysfonctions sont traitées par des méthodes fonctionnelles et tissulaires. En parallèle, un traitement homéopathique, Moelle épinière 5 CH (3 granules matin et soir) est prescrit.

Etant donné la gravité du cas, il est décidé de manipuler le chien tous les jours, afin de réduire les tensions au plus vite.

Le lendemain de cette première visite, le chien commence à pouvoir relever la queue et peut la remuer le surlendemain. L’incontinence urinaire disparaîtra 4 jours plus tard et après 6 jours de traitement la position debout est possible. Au bout de 7 jours, l’animal peut remarcher à nouveau, mais avec encore des chutes fréquentes, la proprioception n’étant pas complètement rétablie. Il faudra attendre 10 jours après la première manipulation pour obtenir une démarche quasi normale. Il est évident que durant tout ce temps le traitement médicamenteux a été maintenu et adapté par le vétérinaire traitant. La chirurgie n’a pas été nécessaire, le chien ayant récupéré à 100%.

Le deuxième exemple concerne un cas de médecine interne. Il s’agit d’une chienne boxer âgée de 4 ans présentée dans un grand centre médical vétérinaire pour vomissements aigus et ptyalisme évoluant depuis 4 jours. Le traitement classique administré par le vétérinaire traitant étant sans effet, des examens complémentaires sont mis en oeuvre. Ces derniers révèlent la présence d’un mégaoesophage (avec absence de pneumonie), secondaire à une myasthénie grave ( dosage des anticorps anti-récepteur à l’acétylcholine de 4.89nmol). Le traitement prescrit est assez classique, antibiotique, antivomitif sur 8 jours et pyridostigmine sur plusieurs mois, avec contrôle régulier du titre en anticorps. En parallèle, des mesures "hygiéniques" d’alimentation sont préconisées ( plusieurs petits repas de consistance semi-solide distribués en position verticale , position maintenue 10 minutes après le repas, de façon à ce que le bol alimentaire "tombe" dans l’estomac). Le pronostic est réservé.

La chienne est présentée à la consultation d’ostéopathie 3 semaines plus tard et malgré le traitement il y a peu d’amélioration. Elle est amaigrie et a perdu son entrain. De cette première consultation , il ressort essentiellement des dysfonctions d’origine émotionnelle, avec des tensions sur le système limbique, en D12/D13 ( reliées à l’estomac en médecine traditionnelle chinoise) et sur la ligne du dessous, ainsi que des tensions médullaires consécutives à un whiplash. Il est convenu de revoir la chienne 3 semaines plus tard et 6 semaines après cette première manipulation.

Il y a eu peu d’amélioration clinique durant ce laps de temps. Cependant, la chienne a repris du poids et retrouvé un rythme de vie beaucoup plus "normal" pour un boxer. Il apparait des tensions importantes sur l’estomac, en particulier le cardia qui est très peu mobile, et qui "bloque" à nouveau la 13ème thoracique . Le traitement ostéopathique est complété par un traitement homéopathique ( gouttes WELEDA 852, 10 gouttes matin et soir).

Lors du contrôle à 6 semaines, tous les symptômes ont disparu. La pyridostigmine a été arrêtée progressivement. La chienne ne reçoit plus comme traitement que les gouttes homéopathiques. La sérologie myasthénie effectuée 1 mois plus tard montrera un retour à la normale des anticorps.

Ces deux cas démontrent donc bien qu’en associant les deux types de médecine, allopathie et ostéopathie, on accélère de manière significative la guérison de l’animal. Il est donc regrettable de se priver de l’une ou de l’autre pour des raisons philosophiques ou simplement par ignorance.



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