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47C-Chaleurs infertiles chez la vache laitière multipare : étude préalable de l’incidence d’une séance d’ostéopathie sur la fertilité d’un lot de Prim Holstein. (Rés)

dimanche 18 mars 2018 par Ostéo4pattes-Vetosteo

Depuis une soixantaine d’années, le cheptel bovin français voit l’émergence de types à fort potentiel productif : c’est le cas des Prim Holstein. Cette hyperspécialisation et ces hautes productions fragilisent les individus à tous points de vue. De nouvelles entités pathologiques spécifiques, dites "de production" se développent. Ces pathologies de production se caractérisent par leur manifestation souvent subclinique, leur origine multifactorielle et leurs conséquences économiques importantes.

Ostéopathie et chaleurs infertiles.

Après avoir eu connaissance des possibles en ostéopathie s’adressant aux femmes en difficulté à procréer, la question s’est posée d’une application aux bovins et plus particulièrement aux vaches laitières puisque la gestation et le vêlage représentent les premières étapes de la lactation.

Une des premières causes constatées d’infertilité chez les vaches laitières sont les repeat-breedings (ou chaleurs infertiles) qui constituent un véritable fléau dans les élevages et sont une des premières causes de réformes précoces.

Elles touchent 10 à 15 % des vaches, principalement chez les races très sélectionnées et hautement productives, ainsi que les multipares âgées de 6-7 ans (âge moyen de réforme chez les vaches laitières alors que l’espérance de vie d’une vache est d’une vingtaine d’années...). Le déséquilibre hormonal au moment de l’ovulation (déficience en progestérone le plus souvent) ou pendant le développement embryonnaire est mis en cause le plus souvent pour ce type d’infertilité. Mais d’autres facteurs intrinsèques sont impliqués (taille du troupeau, climat, hygiène, lieu de vie, apport nutritionnel, qualité de l’insémination artificielle ou IA, etc.) et la difficulté réside souvent en la recherche de causes.

Les causes de chaleurs infertiles auxquelles prétend s’adresser l’ostéopathie peuvent affecter le plus souvent le système hormonal et le tractus génital. Il est possibles, arbitrairement, de séparer les causes centrales (axe hypothalamo-hypophysaire) et périphériques (utérus, ovaires, trompes).

Traiter ces lésions ostéopathiques c’est offrir une perspective thérapeutique nouvelle et durable dans le temps à des vaches auxquelles la solution n’avait été jusqu’à présent uniquement synthétique et ponctuelle. Le traitement ostéopathique pour ces individus représente une optimisation de l’avenir.

C’est l’enjeu de nouvelles recherches où l’ostéopathie à sa place à trouver dans un protocole de santé convenant aux contraintes liées à des méthodes d’élevage sophistiquées.

L’étude.

Cette étude préliminaire a été effectuée au sein d’un troupeau breton de 50 Prim Holstein à forte productivité : 9500 à 10 000 litres de lait par an et par vache. Ce troupeau est représentatif des cheptels présents dans le grand Ouest dans le sens où il passe 8 mois de l’année en pâture, 3 mois en stabulation libre et le reste du temps est une transition où la journée est dévolue à l’extérieur et la nuit à l’intérieur.

Les vaches ont une gestation moyenne de 9 mois et 10 jours et une nouvelle IA n’est réalisée qu’au minimum 55 jours post-partum. Leur alimentation est ajustée chaque mois individuellement afin de satisfaire les besoins énergétiques qui leur sont propres.

Le troupeau étudié

Ce troupeau présente les caractéristiques d’hyperspécialisation de la race et de forte productivité : deux critères favorisant les troubles de la fertilité. Une brève étude préliminaire statistique a, en ce sens, été menée. Il apparaît qu’une vache sur trois sera réformée pour infertilité (ce qui est conforme à la moyenne observée au niveau national). Cette analyse a pris en compte 91 IA fécondantes de vaches laitière (VL) multipares du troupeau étudié et ceci entre 2012 et 2015. Elle ne tient pas compte des réformées quelle qu’en soit la raison. Le nombre d’IA tentées pour obtenir une gestation varient entre une et quatre.

Les résultats suivants ont été obtenus (cf. figure) :

- 40 vaches ont été gestantes après une IA, soit 44%

- 29 ont été gestantes après deux IA, soit 32%

- 13 ont été gestantes après trois IA, soit 14%

- 9 ont été gestantes après quatre IA, soit 10%

A titre de comparaison, sur cette même période, aucune primipare n’a nécessité 4 IA, 7% en ont eu 3, 12% deux et 81% ont été gestantes dès la première.

A partir de ce cheptel, un échantillon de neuf vaches de 3 à 6 ans a été étudié. Elles devaient être multipares, avoir une date d’IA supposée située entre décembre 2015 et février 2016, ne présenter aucun trouble organique, n’avoir reçu aucun traitement progestatif depuis le vêlage, la séance devait avoir lieu un mois avant l’IA supposée. Un tableau récapitulatif des résultats d’insémination de 2015 à été effectué.

Toutes les vaches n’ont bénéficié que d’une séance d’ostéopathie afin de mieux se rapprocher des contraintes économiques du terrain. Aucun conseil particulier n’a été donné à l’éleveur en ce qui concerne la conduite à tenir après la séance. Un constat de gestation à été effectué en avril par un technicien inséminateur qui n’avait pas eu connaissance de l’étude lors de son contrôle.

Lors de chaque traitement ostéopathique, une attention particulière à été portée à la santé de la sphère génitale et de la zone du complexe hypothalamo-hypophysaire, ainsi que des structures qui s’y rapportent. Les autres lésions ont été traitées si la nécessité du schéma lésionnel s’en faisait sentir.

Différentes techniques ont été utilisées afin de traiter les lésions crâniennes : exagération, compression, désengagement des sutures, tissulaire, intra-osseux, relance du MRP.

Pour lésions de sacrum ont été traitées via des techniques structurelles, relance du MRP, FTM, TGO, tissulaire.

Les lésions de bassin ont été surtout normalisée en TGO et intra-osseux.

Une relance du MRP a été systématiquement effectuée en fin de séance.

Les résultats.

La récolte des résultats de cette étude a été réalisée en deux temps : un constat de gestion par un technicien inséminateur par échographie et une "visite de contrôle" afin d’apprécier le nouvel équilibre d’un point de vue ostéopathique.


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