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44B - L’ostéopathie appliquée aux mammifères marins.

samedi 20 mai 2017 par Ostéo4pattes-Vetosteo

Cet article aborde l’apport complémentaire de la pratique ostéopathique dans le cadre des soins vétérinaires prodigués aux mammifères marins. L’ostéopathie est une discipline actuellement en pleine expansion, reconnue par l’Ordre des Vétérinaires. La demande des propriétaires d’animaux de compagnie, des éleveurs ainsi que des centres de réhabilitation de la faune sauvage concernant les oiseaux est croissante. Elle fait donc de plus en plus fréquemment partie de la prise en charge vétérinaire. Cependant, elle est actuellement assez méconnue dans le domaine des mammifères marins et il n’existe, à notre connaissance, pas de littérature à ce sujet.

L’ostéopathie permet, dans de nombreux cas, d’aider à la revalidation et à une meilleure récupération post-traumatique. Notre pratique nous a amené à réaliser à plusieurs reprises, des séances dans des centres de sauvegarde de la faune sauvage (Hegalaldia (Ustaritz), centre CREAVES (Templeuve-Belgique), Parc’Ours (Borce)), notamment sur différents rapaces (vautours fauves, buses,…) ainsi que sur des petits mammifères comme des hérissons ou encore dans un parc associatif sur des chevreuils, un alpaga,….

Dans cette optique, de réhabilitation, nous avons voulu voir comment nous pouvions, de la même façon, utiliser l’ostéopathie comme une aide pour la revalidation de mammifères marins.

En effet, la présence de mammifères marins, que ce soit des cétacés ou des pinnipèdes, ainsi que le nombre d’échouages importants est souvent méconnue.

Les principales espèces s’échouant sur les côtes françaises depuis 1900 sont, pour les Cétacés (par ordre croissant d’abondance dans les échouages et les observations) : le Dauphin commun (Delphinus Delphis) (74% en Atlantique), le Marsouin commun (Phocoena phocena), le Dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba) (71% en Méditérannée), le Grand dauphin (Tursiops truncatus), le Globicéphale noir (Globicephala melas), la Baleine à bec de Cuvier (Ziphius cavirostris), le Dauphin de Risso (Grampus griseus), le Rorqual commun (Balaenoptera physalus), le petit Rorqual (Balaenoptera acutorostrata) et le Grand cachalot (Physeter catodon). La majorité des échouages ayant lieu au niveau de la façade atlantique (largement supérieur par rapport à la méditerranée et aux DOM-TOM) (Van Canneyt O. in Ruys & Soulier, 2013)

On recense également un grand nombre de phoques gris et de phoques veaux marins. Ces animaux, jeunes et adultes sont pris en charge par différents centres qui ont vocation à les soigner et à les réintroduire dans leur milieu naturel. (Chartrin 2005 – Rougelin 2012)

La majorité des animaux (phoques) arrivant dans les centres de soins sont des juvéniles, âgés de quelques jours (cordon ombilical encore présent) ou pour la plupart de quelques semaines et sont souvent amaigris (environ 15-20kg au lieu de 45kg en post-sevrage). Ils sont relâchés quand ils ont atteint un poids d’environ 30kg pour les phoques veaux-marins et 40kg pour les phoques gris. Les animaux sont donc gardés plusieurs semaines, cela provoque une imprégnation par l’homme mais des tentatives de relâcher de phoques plus légers et donc plus précoces ne sont pas concluantes. (Chartrin, 2005).

Evolution d’un jeune phoque veau marin dans un centre de soin. De l’échouage (<48h) jusqu’au relâcher (67j).

Les mammifères marins se retrouvent également dans différents parcs zoologiques français comprenant ou non un espace pour la réhabilitation de certaines espèces. Les pinnipèdes sont les mammifères marins les plus représentés dans les parcs.

Grâce à la précieuse collaboration du centre Nausicaa, se trouvant à Boulogne-sur-Mer, 5 Otaries de Californie (Zalophus californianus) ont pu être examinées en ostéopathie. C’est donc sur cette espèce que nous avons choisi d’orienter notre travail, même si elle se retrouve peu à l’état sauvage sur nos côtes.

Objectifs :

Parmi les différents objectifs de ces observations, le premier était d’appréhender l’approche de travail avec des mammifères marins.

L’ostéopathie est un art du toucher classique, du toucher fin et de la perception. Une compréhension parfaite de l’anatomie, de la physiologie est essentielle pour une bonne prise en charge globale de l’animal que l’on examine. Toutes les variations en comparaison à nos mammifères terrestres ne pourront pas être détaillées dans cet article mais n’hésitez pas à vous reporter au mémoire concernant ce sujet pour de plus amples informations !

Une attention particulière était également portée sur leur comportement, par le biais de discussions avec le personnel ainsi qu’en les observant et en apprenant par leurs réactions comment interagir avec elles pour qu’elles soient les plus réceptives possibles à une séance d’ostéopathie.

Ces séances ont également permis d’établir un « référentiel » de ressenti. Selon l’espèce examinée en ostéopathie, le ressenti dans les mains est très différent.


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