L’Ostéo4pattes

087 - Dépêche d’octobre 2011

A32/K107 - Correction des troubles de croissance par ostéopathie
Créé le : vendredi 21 octobre 2011 par Stephan Cayre

Dernière modificaton le : samedi 9 décembre 2017

Chez le jeune animal, la présence des cartilages de croissance assure une plus grande plasticité osseuse que chez l’adulte. Si cela est facilement accepté dans la pratique usuelle, la même remarque est moins facilement soutenue concernant le crâne osseux. Et pourtant de toute évidence, les os crâniens du jeune bougent, se déforment, et finalement modèlent la tête en fonction d’un ensemble de paramètres parfois pathologiques.
Nous présentons un cas clinique afin d’illustrer ce propos.

Un doberman de 8 mois est amené à la consultation d’ostéopathie pour douleurs cervicales au mordant ; c’est un jeune chien qui s’entraine régulièrement, volontaire au travail et qui engage déjà correctement. Sa croissance est satisfaisante, le chien étant dans les normes staturales de son âge.

L’examen ostéopathique révèle un ensemble dysfonctionnel essentiellement cervico-céphalique, ainsi qu’une compensation de la ceinture pelvienne. Les éléments remarquables sont des dysfonctions de C2, C4 et C5, classiquement associées au travail au mordant, ainsi qu’un déplacement relatif antéro-postérieur de l’ensemble maxillaire et frontal droits.
Un défaut de parallélisme du chanfrein par rapport au sommet de la tête est également observé (photo n°1, profil avant manipulation)

Le traitement est réalisé par des techniques crâniennes principalement, et au niveau des dysfonctions cervicales par des techniques myotensives directes.
Le chien est ensuite laissé au repos autant que faire se peut (pas de séance d’entrainement au travail, si possible pas de jeu violent avec des congénères).

La consultation de contrôle a lieu 6 semaines plus tard. La seule dysfonction présente se situe sur l’articulation temporo-mandibulaire droite. Le chien a repris l’entrainement au mordant et ne se plaint plus. De plus, la modification du profil crânien est flagrante (Photo n°2, profil après manipulation).
La dysfonction résiduelle est traitée par techniques fasciales.

Le chien a ensuite terminé sa croissance dans de bonnes conditions et la tête reste parfaitement conformée.

Ce cas illustre bien la plasticité du crâne osseux chez le jeune. Il met en évidence l’importance de l’ostéopathie dans les troubles de la conformation lors de la croissance, où - sans autre intervention que manipulatoire - il est possible d’obtenir une résolution définitive du problème.
Dans la pratique quotidienne, il est nécessaire de ne plus considérer ces pathologies comme une fatalité, mais de les repérer le plus précocement possible lors des premières visites vaccinales afin de pouvoir y remédier avec aisance. L’intérêt d’une visite supplémentaire au cours de la croissance, classiquement aux environs de la puberté, est également évident dans une clientèle généraliste car elle permet ce type de dépistage fortement bénéfique pour le patient et largement apprécié par le propriétaire.



Notez cet article
0 vote






Accueil | Contact | Plan du site | Se connecter | Visiteurs : 262 / 751428

Suivre la vie du site fr 

Site réalisé avec SPIP 3.1.8 + AHUNTSIC