L’Ostéo4pattes

Présentation de l’action de l’OAE aux 6 ième Rencontres d’ostéopathie comparée

Créé le : mercredi 3 août 2011 par Gilles Botbol

Dernière modificaton le : mercredi 3 août 2011

L’ Association OAE est une association indépendante regroupant des ostéopathes animaliers et futurs ostéopathes animaliers quelque soit leur formation ou leur pratique.

L’OAE s’est constituée au lendemain de la publication de l’ordonnance 2011-78 du 20 janvier pour défendre la pratique de l’ostéopathie animale non vétérinaire et en aucun cas contre les vétérinaires en général avec lesquels la plupart du temps nous collaborons
en bonne intelligence. Nous n’avons donc rien à voir avec la FEOA et sa pétition ACMV.

Nos objectifs et notre code de déontologie sont publiés sur notre site internet.

L’OAE par son action décrite ci-dessous est à l’origine de la reconnaissance par l’ordonnance 2011-78 et donc le ministère de l’agriculture et le conseil de l’ordre des vétérinaires de l’ostéopathie animale comme une médecine à part entière dont les actes pourraient être effectués sous condition par des praticiens n’ayant la pas la qualité de vétérinaire.

La chronologie de notre action.

- 15 Février 2011, constitution de l’association OAE en réponse au risque que l’ordonnance 2011-78 du 20 janvier fait planer sur le métier d’ostéopathe animalier non vétérinaire.

- 18 Mars 2011, Dépôt de la requête en suspension annulation de l’ordonnance devant le Conseil d’Etat avec une mention d’urgence dans la mesure ou la date butoir de dépôt de l’ordonnance devant le parlement était fixée au 20 Avril 2011. Suite à cette requête le Conseil d’Etat a 1 mois pour statuer.

- 30 Mars 2011, Premier rendez vous au Ministère de l’Agriculture avec le conseiller du Ministre en charge de cette affaire, Monsieur Matthieu GREGORY. Etaient présents à cette réunion, le président de l’OAE, Un ostéopathe animalier non vétérinaire, un ostéopathe humain, un vétérinaire, le président d’une association d’éleveur équin. Un panel représentatif d’intervenants de la profession. Nous avons
exposé nos griefs et nos objectifs. Nous obtenons une écoute attentive et la garantie de négociations avec le Conseil de
l’ordre des vétérinaires afin de trouver une solution à notre statut particulier.

- 12 Avril 2011, Premier Rendez vous au Conseil de l’Ordre des Vétérinaire, nous sommes reçus par son Président Monsieur BAUSSIER, sont aussi présents le président de l’AVEF , le président du SNVEL, et le responsable des médecines alternatives au sein
de l’AVEF.

Nous sommes dans un premier temps agressés sur notre action jugée comme « coup bas ». La discussion s’engage tout de même et très rapidement nous nous voyons proposer un protocole d’accord à signer immédiatement. Ce protocole stipule que des négociations s’engageront entre les parties sous réserve que nous retirions notre requête au Conseil d’Etat.

Nous recevons un mail de confirmation du Ministère de l’Agriculture qui s’engage à faire respecter ce protocole.

- 20 Avril 2011, Le Conseil d’Etat examine notre requête et la juge recevable, néanmoins nous retirons notre requête comme stipulé sur l’accord du 12 avril. L’ordonnance peut donc être présentée devant le parlement, se sera chose faite le 22 avril.

- 4 Mai 2011, Deuxième rendez vous au Conseil de l’Ordre, face à nous une dizaine de vétérinaires de l’ordre, du SNVEL et de l’AVEF. L’entretien se passe bien, il nous propose une reconnaissance de l’ostéopathie comme médecine à part entière et non comme une
série d’actes dérogatoires avec la possibilité pour certain non vétérinaire de la pratiquer sous condition.

Cette démarche nous convient mais ils exigent en contrepartie que nous retirions notre demande de reconnaissance au travers l’ordonnance 2011-78 et donc du protectorat du Ministère de l’Agriculture qui entend respecter son engagement.

Condition inacceptable pour nous, la confiance n’y est pas et nous verrons par la suite que nous avons eu raison. Il suffit de voir tous les articles publiés par les différents syndicats de vétérinaires dans la Semaine vétérinaire ou l’ Éperon et le discours de Monsieur Martin-Sisteron devant l’IDE (Institut de l’élevage).

- 6 Mai 2011, Nous faisons notre réponse à la proposition du Conseil de l’Ordre en copie au Ministère de l’Agriculture. Réponse très documentée, qui de plus propose des solutions concrètes en terme de référentiel, déontologie et VAE.

Le Conseil de l’Ordre répond qu’ils ne sont pas d’accord et que le Ministère statuera.

- 19 Mai 2011, Réponse du Ministère positive, introduction d’une nouvelle ligne dans l’ordonnance concernant les ostéopathes animaliers non vétérinaires. Celle ci nous offre la possibilité sous condition de pratiquer l’ostéopathie sur les animaux sans être
vétérinaire. (annexe 3)

- C’est une réelle avancée pour l’ostéopathie des animaux, en effet outre une reconnaissance officielle, il ne sera plus obligatoire pour une personne de devenir vétérinaire avant de pouvoir se spécialiser en ostéopathie, elle pourra désormais suivre un cursus en ostéopathie animale directement reconnu par l’état.

- Reste à résoudre certes la problématique de dizaines d’ostéopathes animaliers qui exercent actuellement, issus de formations controversées et au statut précaire.

- 25-26 Juin 2011, Rencontre avec les ostéopathes vétérinaires lors des journées de Saint Girons.

- 5 Juillet 2011, Rencontre avec l’un des plus important syndicat d’ostéopathes humains.

- 23 juillet parution de l’ordonnance au Journal officiel.

"Dès lors qu’elles justifient de compétences définies par décret, les personnes réalisant des actes d’ostéopathie animale, inscrites sur une liste tenue par l’ordre régional des vétérinaires et s’engageant sous le contrôle de celui-ci, à respecter des règles de déontologie définies par décret en conseil d’état."

- 14 Septembre, Rencontre avec le Ministère de l’Agriculture et la DGER.
Nos objectifs, notre rôle à tous, ostéopathes vétérinaires ou non vétérinaires est de participer à la mise en place :
- D’une formation, un partage du titre, un code de déontologie qui soient reconnus et acceptés par tous pour un avenir plus cohérent.
- Des conditions d’une VAE qui permettra aux ostéopathes en activité de faire valoir leur acquis et expérience pour une reconnaissance ou pour effectuer un complément de formation en vu de cette reconnaissance.

Bien entendu nous préfèrerions que les vétérinaires nous appuient et se rendent compte qu’il est de l’intérêt de tous de trouver un accord raisonnable en ce sens. Mais si ce n’est pas le cas nous devrions malgré tout ostéopathes vétérinaires et non vétérinaires nous faire entendre d’une seule voix ,auprès des pouvoirs publics.



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