L’Ostéo4pattes

Economie ou ostéopathie en rurale ? (Rés)

Créé le : mercredi 8 septembre 2010 par Claude Cazaubon

Dernière modificaton le : lundi 4 décembre 2017

Depuis que je fais de l’ostéopathie dans ma clientèle rurale, de nombreuses questions, de nombreux doutes viennent émailler mes journées de travail.
Doutes d’abord très personnels correspondant à mon parcours, issus du grand bouleversement que peut constituer l’entrée de cette médecine dans la vie de chacun.
Mais depuis quelques temps maintenant, alors que j’ai intégré au quotidien cette médecine dans ma pratique et que ma clientèle ainsi que mes collègues ont intégré eux aussi ce changement, les doutes qui viennent sont liés à une toute autre question : quelle est la place de l’ostéopathie en clientèle rurale ?

Il me semble que cette question mérite d’être posée et que la problématique n’est pas du tout la même dans les clientèles équine et canine.
La médecine rurale tourne autour de l’animal de production, idée évidente mais qui pourtant mérite d’être soulignée tant, au quotidien, cette médecine allopathique éloigne justement le vétérinaire de l’animal lui même en tant qu’individu.
Le vétérinaire rural passe ses journées à réaliser des actes collectifs au sein des troupeaux (prophylaxie, suivis de fertilité), à proposer des plans de lutte collectifs et, quand l’acte réalisé s’adresse à un individu du troupeau (vache ou veau malade), il s’agit de réaliser un bilan des symptômes et de traiter en conséquence.
Où est la place de l’animal en tant qu’individu vivant là-dedans ?
Cette question me saute maintenant à la figure chaque jour de travail. Parce que nous savons tous que l’ostéopathie place l’individu « au centre » du raisonnement. Il n’y a pas de médecine ostéopathique sans prise en compte de l’autre comme un être vivant unique, alors que la médecine allopathique rurale éloigne le vétérinaire et l’éleveur de l’animal en tant qu’individu.

Autre problématique forte, j’ai appris dans notre formation que l’ostéopathe peut seulement soigner les animaux quand ils sont au stade de la « dysfonction ». Et là se pose un très gros problème… Chaque vétérinaire rural pourra le confirmer : la vie de l’animal de production est une vie dure. On leur en demande énormément, et rares sont finalement les animaux sans « lésion ». En tout cas, quand le vétérinaire est appelé, c’est souvent pour du lésionnel.
Quand je suis appelée pour de l’ostéopathie, je rencontre aussi souvent des animaux en « lésion ».

La médecine allopathique nous formatant tous – éleveurs et vétérinaires - pour s’éloigner de l’animal en tant qu’individu, pour travailler sur des animaux déjà lésionnels le plus souvent, comment alors proposer et faire de la médecine ostéopathique rurale dans les meilleures conditions ?


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