L’Ostéo4pattes

La chatte Fidji (AR)

CAS CLINIQUE
Créé le : dimanche 5 février 2006 par Frédéric Sebbah

Dernière modificaton le : mercredi 29 novembre 2017

La chatte Fidji, Persan blanc femelle âgée 13 ans, vit en appartement à Paris en compagnie d’un autre chat.

Venue pour la première fois en consultation début 2001 pour contrôle général et bilan sanguin.

En Aout 2001 présentée pour vomissements soudains et violents avec adynamie totale de 24 heures. L’animal récupère avec traitement symptômatique, pansement gastrique et antispasmodique contre les poils (FELYGASTRYL ND).

En mars 2002, lors d’un examen classique avant vaccination, une masse intraabdominale est detectée par palpation en région gastrique sans symtôme associé. Après différents examens complémentaires en imagerie une laparotomie est décidée. On découvre par gastrotomie, une concrétion de poils particulièrement serrés de 6 cm sur 3 (pour un chat de 3 kg). Après la chirurgie, l’animal est mis sous alimentation favorisant l’élimination des poils et brossage intensif (c’est un chat qui ne vomit pas d’après ses propriétaires).

Par la suite, lors de visites vaccinales, on trouve à nouveau une masse abdominale par palpation malgrès les multiples traitements « antipoils » curatifs et préventifs. On décide de laisser les choses en l’état.

On observe des dermatoses récurrentes laissant supposer un terrain allergique.

En mai 2005, Fidji présente des troubles neurologiques : crises avec ataxie, chutes, voire épileptiformes. Les analyses sanguines sont normales, l’examen neurologique en consultation aussi. Les propriétaires ne désirant pas se lancer dans de l’imagerie lourde (scanner, IRM...), l’animal est abordé de manière osteopathique : Les dysfonctions se situent en C0-C1 lateralisé à gauche avec recul du sphénoide. Egalement en T13, au niveau du bassin de façon bilaterale et sur le posterieur droit. Le traitement se fait en fonctionnel et structurel, essentiellement au niveau osteoarticulaire.

Fidji ne refait pas de crise (observée) jusqu’en Aout 2005, date à laquelle elle est présentée à nouveau par le propriétaire qui « réclame » de l’ostéopathie : Les dysfonctions se retrouvent alors en C0-C1, bassin, T13 et L5. Cette fois, le travail est orienté sur la sphère viscérale : estomac-foie-pancréas en MRP et sur les vertêbres en dysfonction, en fonctionnel.

Joint plus tard par téléphone, le propriétaire décrit des vomissements abondants, ce qu’il n’avait pas observé depuis longtemps et une amélioration générale.

On retrouve Fidji en novembre 2005, elle n’a pas refait de crise neurologique mais présente des troubles respiratoires sous forme de toux chroniques déclenchées par pression de la trachée. La masse gastrique a disparu.
L’animal étant reçu par l’associé non ostéopathe et un souffle cardiaque étant présent depuis quelque temps déjà, les examens et le traitement (allopathiques) sont orientés sur le cœur et les poumons. L’amélioration se fait grâce à une spécialité pharmaceutique agissant sur les fibres lisses des bronches et utilisée dans l’ « asthme » du chat (FELITUSSYL ND).

CONCLUSION :

Cet animal présente une récurrence dans ses pathologies qui sont d’expression viscérale ou neurologique. C’est une petite chatte très inhibée en consultation, très proche de ses maîtres et qui vit dans un milieu urbain stressant avec un autre chat sur le même territoire, qui plus est restreint, qui lui aussi présente une récurrence de pathologie respiratoire asthmatiforme.

Mon hypothèse est que toutes les manifestations dysfonctionnelles en question ne sont que différentes expressions d’un même problème originel, des manifestations somatiques d’un « stress permanent ».



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