L’Ostéo4pattes

047 - dépêche veterinaire du samedi 12 avril

trouble de croissance chez un Terre-neuve : intérêt de l’ostéopathie
Créé le : vendredi 11 avril 2008 par Stephan Cayre

Dernière modificaton le : lundi 4 décembre 2017

Une chienne terre-neuve de 24 mois est amenée à la consultation d’ostéopathie pour mauvaise position du dos au repos.
L’éleveur rapporte que la chienne a présenté cette ligne du dos incorrecte depuis le milieu de la croissance, comme il est classique dans cette race de grands chiens ; cela ne l’a donc pas inquiété. Par ailleurs, la radiographie de dépistage d’une dysplasie coxo-fémorale n’a montré qu’une faible atteinte (photo n°1)

.

La persistance du problème en fin de croissance a en revanche justifié la mise en place de soins.

A la première visite, le bilan ostéopathique est court : des dysfonctions des vertèbres dorsales D3 et D10 et de la vertèbre lombaire L3 ainsi qu’une « bascule » modérée en extension du sacrum ; nous ne notons curieusement aucune problème sur le squelette appendiculaire. Les techniques correctives suivent immédiatement la démarche diagnostique, avec l’utilisation de méthodes myotensives uniquement.

La deuxième visite a lieu 6 semaines après la consultation initiale ; la démarche ostéopathique nous montre un animal moins marqué par l’extension dorsale, mais une charnière lombo-sacrée toujours en dysfonction (extension), plus restreinte dans ses mouvements. Un travail fascial sur cette zone permet une détente des tensions « sous la main » et une régularisation du Mouvement Respiratoire Primaire général de la chienne.
L’animal est mis au repos pendant 10 jours, et est donc séparé des autres chiens de l’élevage pour plus de sécurité dans la tranquillité.

A la dernière consultation, 12 semaines après la visite initiale, l’éleveur nous signale que la chienne a récupéré une position correcte, bien que ses aplombs postérieurs ne soient pas encore parfaits (photo n°2) . La visite ostéopathique ne permet pas alors de visualiser de nouvelles dysfonctions ; il est donc décidé d’arrêter le traitement à ce niveau.
Cependant, eu égard aux résultats de la lecture des radiographies , il est conseillé à l’éleveur de faire effectuer un suivi ostéopathique à la chienne afin de limiter les conséquences de sa légère dysplasie.

Ce cas illustre un élément intéressant.
Un trouble de croissance peut être une indication majeure d’ostéopathie, pour peu que l’animal soit pris en charge dans un délai raisonnable. En effet, lorsque des dysfonctions compensatoires ont provoqué l’apparition de lésions irréversibles (sclérose du conjonctif, ou plus encore ostéophytoses par exemple), l’ostéopathe ne peut que soulager la chaine dysfonctionnelle, et l’animal ne peut recouvrer une guérison complète et définitive.



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