L’Ostéo4pattes

C26 - Techniques Tissulaires Structurelles et Ostéopathie équine

Créé le : lundi 12 novembre 2007 par Jean Bouhana

Dernière modificaton le : jeudi 30 novembre 2017

Les rencontres de St Girons en août dernier m’ont donné l’occasion de rencontrer le monde ostéopathique vétérinaire et de pouvoir partager dans une ambiance sympathique, avec les professionnels présents, l’expérience du Travail Tissulaire Structurel chez le cheval.
Merci à l’organisateur qui a fait en sorte que cela ait pu être possible.

Après avoir exposé les principes d’application de ces techniques, les personnes présentes en ont eu un premier abord sensitif par un travail perceptif et expérimental sur quelques points pratiqués entre eux.

Un certain nombre d’aspects théoriques ont étés abordés pour définir le cadre de cet atelier d’introduction pratique :

- Le corps organisé en tant que structure de tenségrité,
- La place des Techniques Structurelles Tissulaires dans le « paysage » des médecines manuelles dites « ancestrales » et des plus récentes telle que l’ostéopathie.
- Le concept de non séparabilité dans la rencontre thérapeutique et les différentes « modalités contactantes » qui en découlent,
- Détermination des situations lésionnelles au niveau des points considérés,
- La gestuelle technique de libération tissulaire structurelle,
- La méthodologie d’application des différentes techniques,
- La phénoménologie déclenchée en situation relationnelle de « non séparabilité » et « d’action ».

Les techniques structurelles appliquées aux tissus qui constituent la charpente dérivée du mésoderme, se définissent comme étant les actions appliquées sur la structure, en des points précis du continuum conjonctif, susceptibles de la modifier localement, et ainsi d’amener à distance une régularisation de l’équilibre général.
La méthodologie d’application de ces techniques, dans une situation de rencontre patient-thérapeute adéquate, se caractérise par un minimum d’interventions, pour un effet maximum .

Simplicité et efficacité en sont les caractéristiques ; la phénoménologie recherchée ne pouvant apparaître que dans une relation définie par les concepts de « non séparabilité » et « d’action » et leurs contacts tactiles correspondants.

On peut décrire ainsi trois situations de rencontre avec son patient correspondant à trois types de touchers donnant accès à trois mondes phénoménologiques différents.

Il s’agit ainsi de comprendre et d’expérimenter les mécanismes de la rencontre animal-thérapeute à travers l’approche tactile appliquée aux techniques conjonctives structurelles.

Le modèle utilisé pour expliciter et comprendre notre action sur l’organisme est le modèle architectural de « tenségrité » qui, actuellement, rend compte au mieux de son fonctionnement.
Les techniques proposées pour libérer ce type de tissus sont décrites et pratiquées avec précision et méthode sur des points conjonctifs particuliers, localisés et expérimentés.

Le repérage des points en lésion, la justesse de nos interventions et la qualité de notre présence, déterminent notre efficacité : Il nous faut pour cela dépasser le monde de l’explication pour rentrer dans celui de l’implication.

Nous avons ainsi pratiqué entre nous une introduction à la perception de ces mécanismes sur quelques points, pour pouvoir ensuite faire une démonstration sur un cheval.

Le travail d’ouverture du champ perceptif nécessaire à ce type d’approche tissulaire, constitue l’axe principal de travail et d’évolution du thérapeute.

En effet, la lésion au niveau du conjonctif se caractérise par son non déroulement quand on le sollicite ; on met là en évidence une « barrière » qu’il va falloir rompre par une action adaptée.

La rupture de cette barrière est obtenue, comme dans toute technique structurelle par une accélération (ou thrust adapté aux caractéristiques de ces tissus) localisé, précis et susceptible de modifier les conditions locales et par voie de conséquence d’amener une répercutions sur le système général compris en tant que structure de tenségrité.

Ainsi, à chaque fois que nous avons à libérer un point en lésion, nous pouvons constater chez l’animal une réaction immédiate locale, suivie du réagencement de l’équilibre général.

Cet atelier pratique qui n’a pu être qu’une introduction à ce type d’approche a, j’espère, suscité curiosité et envie d’aller plus loin vers son apprentissage. Peut-être cela donnera t-il lieu à la mise en place d’une formation complète auprès des praticiens ostéopathes équins…



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