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Instabilité de la rotule ou luxation chronique : à propos de 2 cas cliniques (Res)

Créé le : mardi 23 octobre 2007 par Bruno Denis

Dernière modificaton le : jeudi 30 novembre 2017

En considérant un échantillonnage d’une cinquantaine de chiens consultés ces dix dernières années, tout age confondu, pour lesquels il a été mentionné le symptôme de « luxation chronique de la rotule » (LCR), il ressort différents cas de figures cliniques, étiologiques et pronostic. La variation clinique va de l’instabilité asymptomatique jusqu’à l’impotence fonctionnelle. La cause peut être congénitale ou acquise. La pathogénie est évolutive ou traumatique. Les formes les plus sévères, congénitales ou traumatiques, sont classiquement des indications pour la chirurgie orthopédique. Les autres formes qui souvent font l’objet d’une expectative ou d’indication hygiénique, voire médicale, en attendant une possible agravation, peuvent être des indications pour des soins d’ostéopathie. Deux cas cliniques (un jeune cairn terrier et un vieux caniche) vont permettre d’illustrer le bien fondé de cette dernière approche.

Sémantique, sémiologie et clinique

Avant toute chose il convient de clarifier de quoi nous allons réellement parler, car il y a une confusion parfois entre les critères étiologiques, évolutifs, cliniques, para cliniques et anatomiques. On peut observer des luxations rotuliennes occasionnelles, habituelles ou permanentes. Il y a des instabilité rotulienne avec ou sans luxation comme il peut y avoir une luxation permanente sans instabilité. Chez le jeune, la croissance est un facteur majeur dans l’interaction des différents paramètres qui influx le -symptôme par la grande capacité des tissus à se remodeler. On s’aperçoit que les tissus du chien adulte ont une faculté de remodelage de façon moindre mais intéressante.

Définition : [1]

La luxation de la rotule, ou patella, est une affection orthopédique fréquente du grasset, dont l’origine est le plus souvent congénitale. Elle est caractérisée par une position anormale de la rotule hors de la trochlée. Latérale ou le plus souvent médiale, elle est associée à un ensemble d’anomalies squelettiques fémorale et tibiale qui apparaissent précocement et s’aggravent au cours de la croissance. La luxation médiale ferait partie des cinq affections héréditaires les plus importantes. Il s’agit d’un vice caché grave pouvant donner droit à une action en rédhibition. La luxation médiale est associée à des ruptures du ligament croisé crânial dans 15 à 20% des cas et elle est bilatérale dans 20 à 50% des cas.

Races concernées : [1]

- Luxation médiale : elle touche principalement les races de petite taille (Yorkshire, Caniche, Chihuahua, Pinscher, Pékinois, Papillon, Cavalier King Charles, Lhassa Apso, Boston Terrier, Teckel, Cairn Terrier, Carlin, Griffon Bruxellois, Bichons, Loulou de Poméranie) et plus rarement les chiens de taille moyenne (Epagneul Breton).
- Luxation latérale : elle atteint le plus souvent des chiens de race de taille moyenne à grande comme les Retrievers, le Dogue allemand, le Saint-Bernard, l’Irish Wolfhound.
Déterminisme génétique : [1]
- Luxation médiale : elle est congénitale et touche plus fréquemment les femelles (rapport femelles/mâles de 1.5). L’origine n’est pas connue. Elle serait polygénique, les polygènes contrôlant la profondeur de la trochlée, le développement des crêtes osseuses et l’attachement des ligaments gouvernant les mouvements de la rotule.
- Luxation latérale : il y a une prédisposition raciale. L’étiologie est inconnue mais une composante héréditaire est probable. Elle n’est pas congénitale. La luxation latérale de la rotule pourrait être associée à la dysplasie de la hanche dont l’origine héréditaire est prouvée.

Symptômes cliniques : [2]

La plupart du temps il s’agit d’une luxation médiale de la rotule. Les signes cliniques dépendent du stade de la luxation, du phénomène arthrosique associé et de la présence d´affection des tissus mous du genou (exemple : rupture de ligament croisé crânial).

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