L’Ostéo4pattes

Importance de la force de traction médullaire (rés)

Antonio Ruiz de Azua Mercadal
Créé le : vendredi 22 juin 2007 par Antonio Ruiz De Azua Mercadal

Dernière modificaton le : jeudi 28 juillet 2011

Par Antonio Ruiz de Azua Mercadal licencié en Biologie de l’université de Barcelone, médecin & chirurgien diplômé de l’université de Barcelone, ostéopathe.

"L’ostéopathie est dans son enfance , c’est une grande mer inconnue juste découverte et nous n’en avons exploré que le rivage" AT Still [1]

Durant le XXème siècle, les ostéopathes ont cherché l’origine de certaines altérations biomécaniques du rachis que la physique newtonienne fondée sur l’application de la force de gravité n’expliquait pas.

Grâce à son intuition et à ses observations, Sutherland [2] décrivit l’existence d’une tension entre le crâne et le sacrum dont la courroie de transmission était la dure-mère entourant la moelle épinière (Core link).
La dure mère, une des trois méninges, parcoure sans aucune fixation et avec une certaine liberté le canal vertébral depuis la base du crâne jusqu’au sacrum.

Toute modification anatomique qui entraîne une altération biomécanique à une des extrémités de cet axe crâne-sacrum se transmettra par le biais de la dure mère jusqu’à l’autre extrémité du rachis.

Pour réaliser ses investigations, Sutherland se débrouilla avec son expertise manuelle et avec les moyens diagnostics disponibles à cette époque. Ce qui signifie qu’il n’eut pas accès aux méthodes de diagnostic qui permettent de visualiser "in vivo" les tissus mous situés en profondeur dans le rachis humain.

Les postulats énoncés par Sutherland n’ont pas été modifiés depuis, ils ont été répétés depuis lors de façon dogmatique dans tous les livres et dans toutes les écoles d’ostéopathie.

Cet état de fait confirme l’assertion de Claude Bernard : "c’est ce que nous savons déjà qui souvent nous empêche d’apprendre "

De part sa capacité déjà démontrée d’investigation, on peut dire avec assurance que si Sutherland vivait maintenant et possédait nos méthodes de diagnostic, comme le Scanner et la RMN, il aurait intégré à ses énoncés les dernières découvertes scientifiques.

Selon le neuro-radiologue Roth (3), la tension à laquelle est soumise la moelle épinière augmente progressivement durant le développement embryonnaire. Roth décrit que pendant le premier mois de la vie de l’embryon, la gouttière neurale (ensemble d’origine ectodermique constitué du futur cerveau et de la future moelle épinière) est de la même longueur que la corde rachidienne qui l’entoure (Méninges et ébauches vertébrales d’origine mésodermique).

Ultérieurement et pendant le reste de son développement embryonnaire, la longueur de la gouttière neurale ectodermique croît plus lentement que les autres éléments du rachis mésodermique. Le résultat est une apparente migration dans le sens céphalique du cône médullaire (extrémité caudale de la moelle épinière).

Chez le nouveau né, le cône médullaire est situé à hauteur de L3 et il continue son ascension apparente jusqu’au niveau de L1 chez l’adulte.

Durant cet ascension la moelle ne perd pas son ancrage sur le coccyx où il est maintenu au moyen du filum terminale et du ligament coccygien.

Par conséquent le filum terminale n’est pas un vestige atrophié de la moelle épinière ni des nerfs caudaux (d’origine ectodermique), mais il se forme à partir des méninges ( d’origine mésodermique) qui sont entraînées dans l’ascension du cône médullaire.

Le conflit produit par la différence de longueur entre la moelle et le tube osseux qui la contient se traduit par une augmentation de la tension dans la moelle épinière. Cette tension est indépendante des mouvements du rachis et doit être considérée comme physiologique.

C’est seulement s’il y a dépassement de façon permanente de cette tension physiologique que se produisent des altérations pathologiques (myelopathies de traction) (4).

Les conséquences cliniques de cette traction permanente doivent se distinguer de celles qui se produisent à la faveur de tractions occasionnelles de la moelle dans le sens céphalique à l’occasion de flexions du rachis (Alf Breig (5)) puisque quand la flexion cesse, la traction aussi et la moelle redescend jusqu’à sa position habituelle.
S’il n’y a aucune pathologie concomitantes ces augmentations momentanées de tension de la moelle n’ont aucune conséquence clinique.

Certains neurochirurgiens (Royo-Salvador (6) (7) et d’autres (8)) ont observé durant leurs interventionschirugicales qu’à l’intérieur et au fond de l’espace dural seul le filum terminal restait tendu alors que les racines nerveuses lombaires et la dure-mère pouvaient être relâchées. ....
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