L’Ostéo4pattes

K14/15 - Dysplasie Canine (AR)

Créé le : samedi 26 mai 2007 par Patrick Chêne

Dernière modificaton le : vendredi 1er décembre 2017

[(La dysplasie canine est une pathologie rencontrée très fréquemment en exercice clinique vétérinaire. Elle fait courir beaucoup d’encre pour des résultats médicaux relativement moyens.)]
Cette pathologie intéresse surtout l’articulation de la hanche et régulièrement l’articulation du coude qui présentent des déformations cartilagineuses et osseuses.

Elle se traduit cliniquement par des boiteries et des douleurs qui peuvent être très invalidantes voire amener l’euthanasie de l’animal. Ces boiteries en général se développent vers l’âge de 4-8 mois puis se stabilisent ou régressent et reviennent beaucoup plus tard vers l’âge de 6 ans et au delà.

La tendance actuelle, même s’il est admis que son expression est "Poly factorielle" est de considérer qu’elle est d’origine génétique même si jusqu’à ce jour, aucun gène trouvé ne peut être considéré comme le grand responsable. Vous pourrez lire sur ce lien un excellent résumé du discours habituel sur la dysplasie : diaporama

A-Aussi tout vétérinaire a dû réaliser des radios de "Dysplasie" pour permettre ou non de confirmer un reproducteur. Afin de tenter d’éliminerde la race considérée la présence de chiens dysplasiques.

Le traitement classiquement envisagé est chirurgical, il va depuis la simple résection d’un muscle pour permettre une meilleure orientation de la tête fémorale dans l’articulation à la triple ostéotomie du bassin ....en général des opérations assez lourdes et parfois multiples. Sinon sans elle (ou avec...) il est grand pourvoyeur de prescriptions d’anti-inflammatoires à long terme.

Ce résumé simple, voire simpliste, n’en demeure pas moi le cadre habituel de pensée de la médecine classique et que réfutent largement la plupart d’entre nous.

Profitant de ces deux articles sur la tenségrité qui servent de bon point de départ conceptuel, nous allons essayer pas à pas de regarder les dysplasies d’un oeil tout à fait différent. Mais avant de dire en quoi l’ostéopathie peut nous aider, revenons sur certains points fondamentaux de l’équilibre organique.

Nous nous aiderons du système de tenségrité qui repose sur deux éléments architecturaux, les barres (os) et les cordages (muscles, tendons, fascias) dont les tensions réciproques s’équilibrent et qui permet à la structure de se soutenir indépendamment de la pesanteur.

1- Un mythe à casser : L’os (la barre) c’est dur & indéformable

Dans sa constitution, l’os, sur un chien en croissance, c’est d’abord au moins 50 % d’eau.....élément malléable s’il en est. Ensuite Pondéralement la moitié du restant est représenté par des protéines...ce n’est pas encore très dur... il ne reste donc qu’environ 1/4 de l’os pour les substances minérales. Ce qui fait peu.

Tout le monde se souvient :
- De l’expérience qui consiste à tremper un os dans le vinaigre, il garde le même volume, mais après quelques heures devient élastique.
- De l’os de poulet de batterie comparé à l’os de poulet de ferme dans l’assiette..pas la même consistance.

Une expérience personnelle :
- Faire de l’ostéopathie sur des enfants dans un orphelinat au Laos, leurs os étaient d’une densité largement supérieure à celle de mes patients occidentaux.

Les recherches sur la croissance de poulet vont bon train, confrontés que sont les éleveurs à des déformations osseuses. La conclusion est la suivante : les souches à forte croissance sont les plus touchées et ont une plus faible densité osseuse de même que les animaux qui reçoivent le plus d’énergie dans la ration, pour ces derniers, l’effet n’est pas en début de croissance mais apparaît en milieu de croissance. La déformation est corrélée à la faible densité osseuse.

Ce qui par une extrapolation que n’ont pas osé faire les nutritionnistes canins, nous ramène à nos jeunes chiens en croissance :
- plus fragile génétiquement peut être :
qualité du collagène, vitesse de réalisation de la trame protéique, vitesse de dépot des cristaux d’apatite (Ca et P essentiellement)
- Mais surtout ration trop riche énergétiquement, comme pour le poulet, apparition des symptômes à mi-croissance.

Ce qui met en valeur une notion très simple, un os se construit jour après jour :
- Dans une matrice aqueuse : cela signifie qu’elle préexiste à l’os
- Se dissolvent et se construisent des protéines fibreuses, qui s’orientent selon les tensions organiques (canaux de Havers). Elles apparaissent en second et se construisent d’autant plus vite que l’apport énergétique est grand et que la souche génétique possède le potentiel enzymatique pour aller vite et donner de grands grands chiens....
- Enfin et seulement après se déposent et se lient les molécules minérales sur la trame protéique. Et ce beaucoup plus lentement ce qui fait que l’os trop vite grandi est longtemps déformable et laisse apparaître la dysplasie mais aussi certaines pathologies rencontrés sur les grands chiots : la panostéite éosinophilique.

Cette chronologie est très importante et à mon avis est la clef de nos dysplasie. Tout bonnement, nos chiens sont en grande partie dysplasiques car ils grandissent trop vite, trop bien nourris.

Les croquettes de "bonnes qualité" sont trop riches. Mais on devrait dire "croquette" de bonne quantité puisque ce qui les différencie c’est essentiellement : le taux de protéines, le taux de calcium etc....rien souvent sur l’origine qui varie selon les lots arrivés chez le fabricant.
Qui plus est contenant peu d’eau, le chien boit celle-ci à côté souvent pas en quantité suffisante et boit de l’eau libre, c’est à dire non rattachée à des protéines. Alors que dans un aliment frais cette eau liée est présente et beaucoup plus assimilable dans des conditions correctes.

Une solution est de repasser à l’alimentation traditionnelle que consciencieusement on nous apprend à dénigrer dans nos cabinets vétérinaires. C’était ce que faisait depuis longtemps une éleveuse de Dogues allemands renommée pour limiter les problèmes de croissance chez ces chiens et ceci avec succès. Mais ce n’est il faut le dire pas toujours pratique.

Aussi une solution que je préconise souvent à mes clients, est de garder les croquettes, de ne donner que les deux tiers de la dose prescrite et remplacer le tiers manquant par des haricots verts en boite (voire doubler cette dose de haricot). Cela suffit souvent à aider au règlement du problème, en gardant l’aspect pratique du rituel du repas du chien.

En regardant sur le net, on peut s’apercevoir que je ne suis pas le seul à penser de cette manière et même que certains vont beaucoup plus loin :
- http://home.scarlet.be/ mad001/erreur__du__milllenaire.htm

2- Les tensions musculaires, fasciales, tendineuses (cordages).

Le tonus musculaire général et local est sous tendu et géré par le système nerveux autonome (qui se débrouille tout seul...) et qui localement peut occasionner des contractures que l’on appelle dysfonction et qui sont le propre champ d’action de l’ostéopathie. Ces tensions peuvent apparaître de manière traumatique, de manière réflexe, suite à des problèmes viscéraux ou secondairement à d’autres tensions. Elles ont pour effet d’entraîner une dissymétrie du tonus corporel.

3-Interaction os-tendons : Le pont suspendu.

Les ponts suspendus font maintenant partie du paysage. Fait de piliers de béton, de câbles d’acier ils s’auto maintiennent par un savant dosage des tensions réciproques et des résistances des matériaux en tension, en compression, en torsion. Imaginez une seconde qu’un dispositif soit prévu pour retendre un cable et un seul......très vite des forces s’installeraient pour lesquelles le système n’est pas prévu et on pourrait voir des cables se distendre, d’autres se casser ou des piliers "flamber", c’est à dire se tordre. Ceci est facilement concevable en parlant d’un pont.

Imaginez maintenant que ce pont soit un corps (os et muscles...), que ponctuellement un muscle se tende....augmentant la tension sur les os fragilisés d’un grand chiot en croissance : ceux-ci vont se déformer, c’est logique et c’est ce qui se passe, sur la hanche, sur le coude, sur le dos qui se vousse et les vertèbres qui deviennent cunéiformes.

4-Le traitement d’une telle pathologie :

Avec une telle explication :

- A- régulièrement la génétique devient secondaire.
- B- régler le poste alimentaire devient une priorité.
- C- Enlever les tensions locales en est une autre et c’est le travail de l’ostéopathe.

Mais cela permet aussi de comprendre pourquoi dans une portée tous les chiots ne sont pas atteints, voire pourquoi un chiot est atteint dans une lignée qui pourtant est considérée comme indemne.

Ainsi une des cause les plus fréquentes de dysplasie hors contexte alimentaire ou de lignée, est un trauma du genou antérieur à l’apparition de la dysplasie. Mettant encore une fois de plus en valeur la phrase entendue en ostéopathie humaine : "Quand le genou crie, la hanche pleure".

Le travail de l’ostéopathe va donc être d’effacer les tensions, de rééquilibrer celles-ci au sein de tout l’organisme, avec une attention particulière aux articulations entourant l’articulation ou la portion osseuse déformée, mais en tenant compte de tout le chien évidemment.

C’est à dire, depuis le bout du nez jusqu’au bout de la queue, rajuster les tensions des cordes pour enlever l’excès de tension/pression sur le pilier en train de "flamber".

Et une fois cet excès parti, ce réalignement des tensions dans l’axe normal, il ne reste plus qu’aux ostéoblastes et aux ostéoclastes à faire le travail. Ces cellules responsables en permanence de la construction et de la déconstruction osseuse, responsables de la fixation ou de la mobilisation du calcium font un travail permanent de remodelage osseux. Et effectivement, une intervention assez précoce dans la période de croissance de l’animal peut suffire à inverser le phénomène.

Alors qu’une intervention plus tardive ne pourra, et c’est déjà bien, qu’amender les symptômes et cela souvent de manière rapide et définitive. La dysplasie n’étant alors qu’un facteur favorisant ou aggravant de la prochaine boiterie mais en aucun cas le problème à lui tout seul.

Dans quelques cas il faudra malgré tout intervenir en chirurgie mais après équilibration du reste, ce qui permettra à coup sûr de mieux cibler quelle opération est strictement nécessaire et en second cet équilibrage aura de toutes façons facilité la récupération derrière. On ne fait ainsi que remettre la chirurgie et les anti-inflammatoires remis à leur juste place, un outil parmi d’autres.

5-Voici deux cas pour expliciter ces propos :
- une dysplasie de Hanche (Cas de Stephan Cayre)
- et une NUPA (non union du processus ancôné) qui est une des dysplasie du coude.

A-MUFF, Labrador dysplasique de la hanche

Le chien MUFF, labrador mâle de 9 mois, est référé en consultation d’ostéopathie par son vétérinaire traitant à la suite du diagnostic d’une dysplasie coxo-fémorale bilatérale. Ce chiot lui avait été présenté pour démarche chaloupée et boiterie postérieure unilatérale gauche d’apparition progressive. L’importance des lésions radiographiques (radio n°1) conduit le vétérinaire à envisager un recours chirurgical à court terme ; en attendant la fin de la croissance du chien, il conseille l’ostéopathie pour soulager autant faire ce peut l’animal.

L’examen clinique classique montre un chien assez petit pour un « labrador », confirme la boiterie postérieure, mais ne révèle aucun autre symptôme (photo n°1).

L’analyse ostéopathique met en évidence une série de dysfonctions de compensation toutes liées aux mauvais aplombs postérieurs inhérents à la dysplasie pré-éxistante : une "antériorité" iliaque gauche est à mettre directement en relation avec la mauvaise position de la hanche, elle induit une rotation gauche de la jonction lombo-sacrée, puis une compensation de rotation droite des vertèbres lombaires supérieures.
En bout de chaîne, les articulations de la patte antérieure droite sont trop sollicitées par le poids du chien, et les pressions excessives sur le carpe conduisent à une dysfonction de l’os central droit.
Les techniques de correction sont classiques : manoeuvre de hanche poussée pour le coxal gauche, manoeuvre dite de « clé de catch postérieure » pour la jonction lombo-sacrée, technique de recoil pour la quatrième lombaire, et enfin, manipulation fasciale pour l’os central.
Le chien rentre chez lui avec les consignes usuelles de repos, un deuxième rendez-vous étant pris d’emblée pour le contrôle des dysfonctions quinze jours plus tard.

A la deuxième consultation, les propriétaires signalent une forte amélioration au bout de 48 heures, puis un nouvelle dégradation une semaine après.
L’examen ostéopathique met en évidence une rechute de la jonction lombo-sacrée, qui est retraitée aussitôt.
La troisième visite à 1 mois nous montre un chien dont tout signe de boiterie a disparu cliniquement ; l’examen ostéopathique ne nous signale aucune dysfonction.
Il est alors convenu de revoir MUFF deux fois par an, d’utiliser les traitements chondro-protecteurs usuellement recommandés en cures régulières et, en accord avec le vétérinaire habituel, de n’opérer les hanches qu’en dernier recours.

A notre demande, le vétérinaire traitant à réalisé une radiographie de contrôle lorsque le chien a atteint l’âge de 10 ans (radio n°2). L’évolution arthrosique est malgré tout très significative, cependant, le chien ne présente aucun signe de boiterie persistante, et ce en l’absence de traitement anti-inflammatoire.

Pendant les 10 ans qui ont suivi cette série de séances, nous avons revu MUFF très régulièrement : 19 fois pour des contrôles et 3 fois pour des boiteries apparues suite à des jeux un peu trop brutaux avec l’autre chien de la maisonnée.

Dans une pathologie comme la dysplasie coxo-fémorale, il est évident que l’ostéopathie ne peut pas corriger le défaut initial osseux ; cependant, son utilisation répétée permet d’éviter un certain nombre de complications classiques dues au mauvais équilibre statural dynamique de l’animal. Cela suffit souvent, associé à un traitement médical peu agressif, à assurer un confort de vie satisfaisant.

légende photos :
- N°1 : radio au moment du diagnostic
- N°2 Muff au moment d’un des contrôles
- N°3 Radio de contrôle sur muff âgé

B- Barthez, Dogue allemand arlequin est dysplasique du coude.

Le 30/10, Barthez a six mois, il pèse 45 kg et mesure 71 cm.
Ce jour là il est fièvreux, il vomit, a le dos voussé. un traitement classique est instauré. Le lendemain il se met subitement à boiter de l’antérieur droit et devient plantigrade des deux antérieurs. Une visite chez le vétérinaire confirme une douleur à l’extension du coude droit suivi d’un traitement classique qui fait disparaître la douleur, mais pas les applombs : l’antérieur droit tourne vers l’extérieur et il semble y avoir un "os saillant" à l’épaule droite aux dires de la propriétaire.
Une seconde visite vétérinaire permet de passer des radiographies et constate une non union du processus anconé (lieu d’insertion du muscle anconé sur le cubitus dans l’articulation du coude).

La conclusion est qu’il faut opérer très rapidement en urgence et que l’opération n’est pas sûre de réussir avec un fort risque d’arthrose ultérieurement. Tableau sombre ?

Avant d’aller plus loin, on remarquera que la boiterie est apparue juste après qu’une douleur stomacale ait entraîné une voussure de la colonne, donc une modification forte de l’équilibre des forces. La NUPA préexistait’elle sans symptômes ? De quoi faire réfléchir....
- A t’elle dans ce cas par compensation bloqué D13 et entraîné de fait une atteinte stomacale (vomissements) ?
- ou bien à l’inverse la gastrite a t’elle fini de désunir ce qui était fragile ? Voici de vraies questions, et il faudrait beaucoup de regards croisés pour répondre qui de l’oeuf ou de la poule était là en premier.

Mais en tous les cas on ne pas pas séparer un épisode de l’autre.

Devant la lourdeur de l’opération et les risques annoncés, les propriétaires décident qu’il est urgent....d’attendre. Barthez reçoit des chondroïtines, Réxorubia complexe homéopathique lehning)et symphitum en attendant une consultation d’ostéopathie et déjà les symptômes s’amendent.

La première consultation d’ostéopathie aura lieu le 14/11, il y en aura trois autres (4/12, 29/1, 30/4). Les tensions observées et traitées sont les suivantes :

Dés la première fois, la quantité d’énergie de la ration a été diminuée fortement.

Après la première manipulation, le dos de Barthez s’est détendu, il est redevenu plus gai, plus joueur : même si il est souvent tenu en laisse pour limiter ses mouvements. "Ce n’est plus le même", cette phrase apparemment anodine prononcé par les propriétaires est pourtant une phrase entendue fréquemment. Elle est significative et signifiante : l’équilibre sympathique du chien a changé, la douleur n’est plus la même etc....

A la deuxième visite on constate que l’alimentation lui convient, la boiterie n’est pas réapparue, les tensions sont moindres.

A la troisième, la voussure du dos est un vieux souvenir, la patte droite s’est remusclée signant un appui franc, l’épaule est moins saillante (en rotation externe). La plantigradie s’estompe fortement.

Une radio de contrôle intermédiaire permet de constater que le NUPA est en train de s’ossifier, de se refermer, il n’y a plus aucun symptôme de toutes façons.

La quatrième consultation est juste un contrôle (11 mois 1/2, 63 kg et 85 cm) afin de réajuster les quelques tensions résiduelles.

Conclusion : Les tensions clés étaient situées en D13 et dans le crâne. Les tensions secondaires s’installaient dans le bassin mais surtout entre les épaules et le NUPA n’était qu’une conséquence de tout cela, traction trop forte du muscle anconé qui empêchait le processus normal de réunion des deux foyers d’ossification. Il a suffit de traitements ostéopathiques et homéopathiques pour soulager localement la tension et permettre le travail correct des ostéoblastes. L’avenir nous dira si une arthrose s’installe dommageable pour l’articulation, mais de mon point de vue il n’y a pas plus de risques qu’après une opération.

Conclusion

D’aucuns pourront s’étonner que sans références à des travaux plus précis soient ici affirmé tant de principes et mis à mal certains pourtant fort ancrés dans la communauté scientifique. Mais n’oublions pas que même si je me tiens à une grande rigueur d’observation, à une perception manuelle très fine, il reste qu’un ostéopathe est un clinicien qui n’a aucun budget pour faire de la recherche mais qui malgré tout peut developper un esprit critique quand la vision admise semble faire mauvaise route faute de concepts corrects pour comprendre la pathologie concernée. Une erreur fréquente est de croire que la science est neutre et n’a pas besoin de concepts pour avancer. Preuve en est qu’enfermé dans le cadre génétique en vogue l’interprétation de la dysplasie bat sérieusement de l’aile.

En effet la politique actuelle d’éradication de la dysplasie fondée sur la lecture de radiographies dans les races de chiens se heurte à de nombreux écueuils. Je n’ai pas de données chiffrées mais il me semble qu’elle est aussi relativement inefficace, constatant autant de dysplasie dans mon exercice au fur et à mesure des années qui passent.

D’ailleurs glané sur Agoravet un aveu d’impuissance après trente ans de sélection sur ces critéres :

"Malgré les programmes bien établis de dépistage de la dysplasie de la hanche et une sélection rigoureuse des chiens reproducteurs, cette maladie continue d’avoir un impact économique et émotionnel important pour les éleveurs et les propriétaires de chiens. La dysplasie de la hanche est une maladie complexe et encore aujourd’hui, plusieurs questions demeurent sans réponse."

- La découverte du gêne fut décisive en son temps, mais tout vouloir calquer sur eux est une erreur en absence d’une équation nette : présence du Gêne-bidochon-a’ = la maladie du bof.

Or cette équation n’existe pas pour la dysplasie
Et tant qu’elle n’existera pas éliminer sur radio des chiens dysplasiques sous prétexte qu’ils sont porteurs est une grossière erreur.

Le jour où on aura un test ADN tel que :
- si présence du gêne X, X’, X’’dont il est prouvé qu’il provoquent la dysplasie
- alors on élimine le chien de la reproduction, alors ce jour là on pourra honnêtement prétendre à une sélection génétique.

En attendant sélectionner un gêne sur une radio, alors qu’entre la fusion des gamètes et la prise de la dite radio tant de temps et de causes peuvent intervenir est une imposture intellectuelle.

Pour moi, il est temps de remettre en cause la manière de selectionner les reproducteurs et la catégorisation des dysplasies dans les vices rhédibitoires.

- Dans le traitement de la maladie, il est urgent de prendre en compte à sa juste valeur le facteur alimentaire rapporté à la physiologie osseuse et de cesser de croire que seule l’alimentation industrielle est bonne et équilibrée. En ce moment en tous cas elle esttrop énergétique et d’une grande incidence sur l’expression de la dysplasie.

- De même qu’il est temps d’intégrer les concepts les plus avant gardistes dans la compréhension de la génèse des symptômes dus à la dysplasie, concepts comme la tenségrité, chaînes dysfonctionnelles etc...

Tout ostéopathe canin a dans ses fiches cliniques des animaux dysplasiques repartis sans symptômes après une seule manipulation, voire des radios où l’on peut objectiver des remaniements osseux après manipulation...

Mais pourquoi donc cela devrait-il rester confidentiel ? Au lieu d’être intégré dans la routine du traitement vétérinaire de la dysplasie : quelle économie de radios, de médicaments, de chirurgie ! ces outils sont bons mais...à leur juste place !

- Dans productions Animales.
Troubles locomoteurs et qualité osseuse chez les volailles de chair
C. LETERRIER, P. CONSTANTIN, E. LE BIHAN DUVAL, G. MARCHé, Y. NYS
INRA Station de Recherches Avicoles 37380 Nouzilly
- Pronostic et traitement de la dysplasie de la hanche.
CHANOIT Guillaume ; GENEVOIS Jean-Pierre ;
Point vétérinaire (Point vét.) ISSN 0335-4997
2003, vol. 34, NS, pp. 16-24.
- Dysplasie Coxo fémorale : comparaison, sur un échantillon de 43 chiens des résultats du dépistage radiographique et du dépistage radiographique en position forcée. JP Genevois & coll.....http://revmedvet.envt.fr/RevMedVet/2003/RMV154_121_126.pdf
- Alimentation et dysplasie coxo fémorale Dr Fau & Coll
http://revmedvet.envt.fr/RevMedVet/2005/RMV156_138_147.pdf



Notez cet article
4 votes



forum




Accueil | Contact | Plan du site | Se connecter | Visiteurs : 4066 / 712879

Suivre la vie du site fr 

Site réalisé avec SPIP 3.1.8 + AHUNTSIC