L’Ostéo4pattes

ψ03 - Chronique de la mauvaise humeur : (AR)

Créé le : lundi 30 janvier 2006 par Erich Degen

Dernière modificaton le : mercredi 29 novembre 2017

Le PUS qu’est-ce que c’est, le pus, qu’est-ce qu’il sait ?

Le pus n’a rien besoin de savoir car il contient le savoir. En tant que tel, il représente ce dont notre organisme ne veut plus et cherche à se débarrasser, le rôle du thérapeute, s’il en est, est de l’aider.

1/ d’abord à s’enrichir de tout ce qui est vraiment digéré, compris, intégré, et là, c’est jamais assez, car il y en a plein partout de ces informations passées et désormais infécondes, et donc pesantes (ce qui, en fonction de l’âge, de l’état de santé et de la position d’Alpha du Centaure ainsi que de certaines autres étoiles ou constellations encore moins connues, peut altérer, jusqu’à définitivement lester le mouvement donc la vie),

2/ une fois ceci fait et y’a donc du boulot, à l’expulser.

Là, rien ne vaut le souci, "il faut avoir le souci d’expulser le pus", le Souci des Prés, Calendula Officinalis, magnifique et glorieuse fleur orange de nos contrées tempérées, est l’allié que la Nature (quel que soit le nom qu’on lui donne) nous désigne pour faire mûrir nos abcès et aider à nos évacuations de pus ...

Ainsi défini et même en ayant pris soin d’annoncer qu’il serait question ici de mauvaise humeur, je ne prétendrai pas qu’il s’agisse là d’un sujet des plus ragoûtants et je tiens à m’en excuser.

Bien mais c’est toujours de meilleur goût que le PUS.

Le P.U.S., c’est "le Pensé Unique Scientifiste". Cet acronyme mérite une petite explication que voici : Pensée est un nom féminin, c’est vrai, et c’est le nom d’une fleur, qui, comme le souci, mais d’une autre façon, nous aide à lire le monde qui nous entoure. On peut tout à fait admettre, avant que de tout de suite le regretter et de se rebeller contre, que cette pensée, pour des motifs principalement utilitaires voire même carrément financiers, devienne unique. Mais quand la science s’emmêle, pardon s’en mêle, et que l’unicité sous-entend grâce à "la Preuve" l’abandon de voies annexes justement créées jadis pour éviter le pire, c’est à dire l’impossibilité à jamais de revenir d’une fausse route, alors c’est que le masculin est en passe (de torero) de définitivement l’emporter sur le féminin. Le masculin ainsi empreint la pensée et l’on est en droit (en tout cas je suis en droit) de désormais l’appeler (le peler) "Le Pensé" même et surtout si ça crisse à l’oreille, comme ça on risque moins de l’oublier. Quant au néologisme "Scientifiste", il est là pour reconnaître que l’on a effectivement techniquement progressé depuis le dix-neuvième siècle et son Scientisme, à l’époque, certains humains plus rapides que les autres, et alors même que la technique en était encore à ses balbutiements, proposèrent, sans le dire comme ça, de faire de la Science une nouvelle religion, il ne fut pas difficile à de grands esprits universels (citons par exemple Henri Bergson et Roger Caillois, fameux philosophes et écrivains du début du siècle dernier et dont une relecture s’impose aujourd’hui comme essentielle) de montrer l’inanité et surtout la bêtise d’une telle entreprise. Exit alors le Scientisme, objet de moquerie pour de nombreuses générations (ah !ah ! étaient-ils bêtes, nos ancêtres !)

La situation est aujourd’hui rendue plus complexe et donc nettement moins facile à disséquer par l’étendue toujours "auto-grossissante" des progrès technologiques. La tentation "Scientifiste" est malgré tout de la même eau et, s’appuyant sur une façon toujours plus simpliste et univoque de sélectionner les cerveaux dès l’école maternelle, consiste à donner à la Science les prérogatives d’une religion dont le message serait essentiellement Mathématique. Il faut relire Laplace, ce grand mathématicien et physicien du XVIII° siècle, maître spirituel de François Magendie, célèbre médecin du début dix-neuvième et surtout lui-même maître de Claude Bernard, père de la Médecine Moderne (ce qui fait de Laplace une sorte de grand-père putatif pour notre médecine, et là on peut frémir). Cette lecture ne laissera pas indifférent tout esprit curieux d’Histoire, qui ne peinera pas à y reconnaître un des pères fondateurs de ce Parti Unique.

Des millénaires de franche rigolade à prévoir....si on ne s’oppose pas dès maintenant au P.U.S., c’est à dire, en s’appuyant sur ce que nous apprend l’inflammation et le pus, en l’aidant à mûrir, à rassembler toutes ses données (un énorme Souci) pour l’aider à exprimer tout ce Pensé, comme finalement la fort bonne (quoiqu’assez dégueulasse) blague que c’est.

DEGRE CHIEN.


Bon tu l’as dit...

Non nous ne sommes pas anti.... scientifiques, simplement nous aimerions que les scientifiques (et non pas la science) ne perdent pas de vue les paradigmes qu’ils se sont fixés au départ...... certains sont hors propos ostéopathiques.

Et depuis que l’indécidabilité a été démontrée, un peu de recul est à prendre sur n’importe quelle affirmation.

P.CHENE


La poésie peut faire comprendre en trois phrase ce qu’un livre de 600 pages voudrait expliquer.

C’est le cas de cet écrit qui se veut un tantinet révolte au sens réfléchi du terme ... j’obtempère sur l’ensemble et le trouve stimulant au sens cérébral du terme .merci Eric pour mon cerveau droit !

De façon très classique il me parait tout de même intéressant de souligner que le pus est une sécrétion naturelle fruit de la symbiose d’un être vivant sain avec des bactéries vivantes elles aussi et saines ... en gros le pus est l’expression physiologique de « la rencontre du bien avec le mal »...et dans ce cas, c’est un question de référentiel, le bonheur de l’un faisant le malheur de l’autre ..(à ce titre je ne rejoins pas la volonté masculinisante du terme « pensée » faite par l’auteur, je verrai plutôt l’inverse dans l’interprétation yin/yang de la chose. Mais gare aux préjuges, le MLF connaît encore quelques férues...)

Il est donc utile de noter que comme le dit l’auteur, la pensée unique est préjudiciable dans tous les domaines (politique, religieux ou scientifique ...l’histoire des hommes en est la preuve éclatante), néanmoins, je ne saurais opposer d’office allopathie et médecine douce car elles se complémentent et arrivent bien souvent a la même conclusion théorique.

En effet je puis expliquer la pathologie d’insuffisance cardiaque aussi bien avec la médecine classique qu’avec la loi des cinq éléments... et les observations sur les organes concernes et l’évolution de la maladie sont strictement les mêmes .

Par contre la façon de soigner est différente, même si l’on trouve quelques points communs concernant l’alimentation et l’hygiène de vie .le docteur officiant aura ses propres arguments, inhérents a sa palette thérapeutique

...ma phrase serait donc chacun sa manière de soigner ...ce qui importe c’est le résultat ...chaque homme est libre de se faire soigner par le ou les praticiens de son choix, aucune médecine ne saurait en abolir une autre puisqu’elles oeuvrent toutes au même but, faire le bien ...pas de place pour les intolérants revendicateurs nés autoritaires !

Merci pour ton humeur Éric, quand tu veux la bonne humeur . . . !

Alexandre Chichery




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