L’Ostéo4pattes

018- dépêche du Samedi 19 mai

Créé le : samedi 19 mai 2007 par Stephan Cayre

Dernière modificaton le : vendredi 1er décembre 2017

Actuellement, l’ensemble des thérapies non conventionnelles désigné par le terme « ostéopathie » peut se diviser en trois grands ensembles de techniques thérapeutiques.
Il convient ainsi de distinguer l’ostéopathie :
- dite musculo squelettique qui se décline en structurelle, fonctionnelle, fasciale, myotensive,
- de l’ostéopathie viscérale,
- ou encore de l’ostéopathie dite crânio-sacrée.

Historiquement, dans l’histoire de la médecine contemporaine, c’est l’ostéopathie musculo-squelettique structurelle qui a vu le jour en premier.
Son but est de rétablir d’éventuelles dysfonctions au sein du système neuro-musculo-squelettique, afin de permettre un fonctionnement harmonieux de ces structures dans l’organisme, et donc de ses fonctions.
Andrew Taylor Still, fondateur de l’ostéopathie, disait à propos de la dysfonction ostéopathique : « Trouvez-la, réduisez-la et laissez-la ». C’est on ne peut plus vrai dans l’ostéopathie structurelle, où les trois temps sont diagnostic, traitement et attente de la récupération de l’organisme, qui prend toujours un peu de temps (48 h en moyenne).

Rapidement, l’ostéopathie viscérale a vu le jour sous l’impulsion de Thure-Brand en Suède et fortement développée en France par Barral.
En dehors des atteintes extérieures ( choc, troubles métaboliques, etc.), la dysfonction ostéopathique d’un viscère est dépendante de facteurs gravitationnels sous l’effet essentiellement de la stase sanguine, et de facteurs conjonctifs qui aboutissent à la sclérose, puis à la fibrose, et donc à une atteinte somatique intrinsèque.
C’est bien sûr le système nerveux autonome qui régit le monde viscéral, notamment par le biais des ganglions de la chaine sympathique para-vertébrale.
L’ostéopathe peut agir sur les dysfonctions des articulations vertébrales (sur le clavier vertébral), mais aussi directement sur les viscères en intervenant sur les points d’attaches et les fascias les entourant, enfin, des techniques utilisant la respiration du patient permettent de recouvrer la mobilité des organes.

Quelque peu à part car très controversée à l’heure actuelle par certains, l’ostéopathie crânio-sacrée a été conçue par Sutherland. Elle est fondée sur l’existence d’un flux cyclique du liquide céphalo-rachidien émanant des ventricules cérébraux que les ostéopathes appellent Mouvement Respiratoire Primaire (MRP).
L’étude palpatoire du MRP permet le diagnostic, mais aussi le traitement des dysfonctions ostéopathiques.
Moins spectaculaires pour le patient (et surtout son maître), les techniques cranio-sacrées sont très bien tolérées, voire appréciées par l’animal. Cela en fait une thérapie particulièrement prisée des vétérinaires ostéopathes.

Quelque soient les méthodes et techniques mises en place par le thérapeute, l’ostéopathie, dans quelque branche que ce soit, vise toujours un seul et même but : rétablir les structures en considérant l’organisme comme un tout.

Dr Stephan Cayre

Légende photo :

Ici une technique structurelle sur une vertèbre dorsale : après une écoute et un début de résolution fonctionnelle, la mise en tension "structurelle" laisse le cheval libre de faire le mouvement final pour une résolution plus "physique" P.Chêne

Sur la toile :

L’ American Osteopathic Association publie JAOA — le Journal of the American Osteopathic Association. On y trouve en particulier les archives de leur revue, résumé mais aussi articles complets dont certains sont très fouillés sur la physiologie des manipulations.
http://www.jaoa.org/



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