L’Ostéo4pattes

OAE, Positionnement.

Créé le : mardi 14 novembre 2017 par Gilles Botbol, Ostéo4pattes-Vetosteo

Dernière modificaton le : mardi 14 novembre 2017

L’OAE, envoie un courrier éclaircissant sa position par rapport aux décrets et examens en cours pour l’ostéopathie animale.

Chers Membres,

Certains d’entre vous nous demandent une clarification de notre position par rapport aux décrets et notre position par rapport à l’UOA qui semble avoir choisit la voie du recours en contentieux pour tenter d’invalider les décrets ainsi que l’ordonnance de 2011.
J’espère que les informations qui suivent répondront à vos interrogations.
En premier lieu, un rappel de notre intervention lors de la réunion du 5 décembre 2016.
Nous avons participé à cette réunion organisée par le Ministère de l’Agriculture qui avait pour but de nous présenter les projets de décrets avant leur parution.
Nous y avons négocié 4 points primordiaux et obtenu des changements importants.

Les points que nous avons obtenus sont les suivants :

- La possibilité d’utiliser de l’appellation d’OA à l’issue du processus de validation.

- L’abaissement à 3 ans du nombre d’années d’étude pré-requises pour les praticiens en exercice depuis plus de 5 ans.

- Pour ces mêmes praticiens exerçant depuis plus de 5 ans, l’obligation de l’épreuve pratique uniquement.

- Que le jury soit majoritairement composé de praticiens en ostéopathie animale ainsi qu’une parité entre les vétérinaires et les non vétérinaires.

Hormis ces changements, nous avons accepté les projets de décrets tels qu’ils nous ont été présentés.

Notre position reste la même depuis 2011 :

Obtenir une meilleure recon-naissance de l’Ostéopathie Animale par les professionnels et le public. Nous souhaitons que cesse la remise en question permanente de notre activité, de sa légitimité et de notre compétence à la pratiquer.
Les décrets en établissant des standards élevés de formation et de diplôme y compris pour les ostéopathes en exercice depuis plus de 5 ans, permettront à long terme de changer durablement cet état d’esprit.

Nous comprenons que certains se retrouvent de ce fait dans une situation délicate et nous ne pouvons que vous conseiller dans ce cas de vous adresser aux organismes qui vous ont formé pour trouver avec eux des solutions.

Certaines organisations profes-sionnelles réclament que l’ostéopathie animale soit reconnue dors et déjà comme une profession et non comme une activité, nous le souhaitons tous. Par ailleurs lors de la réunion du 5 Décembre dernier nous avons compris que le Ministère de l’Agriculture n’irait pas dans ce sens dans en premier temps et qu’il nous fallait lâcher du lest sur ce point, la priorité étant la parution des décrets et la mise en place du processus de règlementation.

L’OAE est avant tout une association pragmatique et en aucun cas démagogique. Notre priorité absolue depuis notre création :
Que l’Ostéopathie Animale existe, soit réglementée, et qu’elle obtienne « ses lettres de noblesse ». Par la suite nous militerons pour obtenir un statut plus approprié.

Les décrets vont dans ce sens et c’est pourquoi nous les avons validé.

Dernière précision :

Le Ministère a précisé dernièrement le terme « étude supérieure » en spécifiant un nombre de 1500 heures annuel soit 7500 heures pour 5 ans ou 300 ECTS qui est la norme Européenne pour un Master (1 ECTS = 25 heures).
Beaucoup se sont alarmés d’un nombre d’heure aussi important car aucune formation actuellement ne propose un tel niveau.

Il faut comprendre que dans ces 300 ECTS ou 7500 heures en 5 ans, est compris le travail personnel préparatoire.

La proportion usuellement acceptée est de 50% soit 3750 heures de présence en formation.

Nous veillerons à faire préciser par les instances compétentes cette notion d’ECTS qui n’est valable que pour les formations reconnues par l’état.

En ce qui concerne les praticiens en exercice qui vivent de cette activité nous devrons veiller à ce que ce dispositif réglementaire ne les privent pas de leur seule source de revenu mais néanmoins je pense qu’il ne sera pas question pour le Ministère de valider des praticiens qui n’auront pas un volume horaire raisonnable pour prétendre pratiquer l’ostéopathie animale.

En ce qui concerne notre relation avec les autres organisations, en particulier sur la position de l’OAE par rapport à l’UOA :

Nous avons toujours prôné l’ouver-ture et construit des liens étroits avec des Vétérinaires ostéopathes ainsi que des Ostéopathes Humains pratiquant sur les animaux.

Ces alliances nous ont permis d’évoluer dans notre réflexion, mais aussi de nous renforcer dans notre reconnaissance et notre représentativité.

Nous avons toujours considéré que d’autres origines de l’OA existaient et qu’il ne servait à rien de les rejeter au contraire, nous avons progressé en collaborant et échangeant avec eux.

De même sur le point des décrets, nous les avons approuvé comme expliqué plus haut et nous ne souhaitons pas déposer de recours qui soit dit en passant n’a que peu de chance d’aboutir. Inutile donc de dépenser notre argent pour une cause perdue, par contre nous serons extrêmement vigilant sur la justesse du jury chargé des évaluations et attaquerons toute décision qui nous semblera partiale.
Sur le point de la création d’une profession, là aussi notre position diffère de celle de l’UOA. En effet nous souhaitons tout comme eux être reconnus comme profession mais nous comprenons qu’en l’état actuel de l’ostéopathie animale, le Ministère ne souhaite pas accéder à cette demande.

Il nous faudra d’abord régler un certain nombre de problèmes. Par la suite nous reviendrons sur ce point et obtiendrons certainement gain de cause. De militer aujourd’hui pour cela retourne de notre point de vue de la démagogie.

L’OAE, est une association qui s’adresse prioritairement à des professionnels de l’ostéopathie animale, nous leur proposons un certains nombre de services et défendons leurs intérêts. Nous sommes totalement indépendant des institutions publiques (Ministère de l’Agriculture et CNOV) et privées (écoles).

L’OAE est une association qui a toujours été ouverte à tous les courants de l’OA, mécaniste ou vitaliste et à toutes les origines, Humaine, Vétérinaire et qui milite pour une ostéopathie animale de qualité qu’elle soit pratiquée par un exclusif, un ostéopathe humain ou un ostéopathe vétérinaire.

L’OAE, est en accord avec les décrets, sur lequel notre avis nous a été demandé le 5 décembre dernier, comme nous l’avons expliqué plus haut, nous pensons que la normalisation de l’OA est nécessaire pour obtenir à plus long terme un statut de profession.

Nous estimons qu’il est important que nous puissions donner un avis indépendant lors d’un éventuel litige avec les écoles. Avec les décrets, des contentieux risquent d’apparaître entre les praticiens et les organismes qui les ont formé. Nous restons à votre disposition pour échanger.

- Gilles Botbol
- Président de l’OAE
- oae chez dbmail.com



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