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38A - Question de Rationalité en Ostéopathie. (rés)

Créé le : samedi 10 octobre 2015 par Ostéo4pattes-Vetosteo

Dernière modificaton le : samedi 10 octobre 2015
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Les questions théoriques qui suivent sont nées de problèmes rencontrés dans la pratique. Le point de départ est la volonté de comprendre la différence entre une consultation d’ostéopathie agréable, facile et une consultation laborieuse, frustrante (sans oublier tous les cas intermédiaires et ceux qui passent d’une catégorie à l’autre en cours de route). Entre une consultation réussie et une consultation décevante pour le praticien donc, mais aussi pour l’animal. En effet, peu à l’aise avec la notion de pronostic post-consultation vis-à-vis de l’aléa biologique, il me semble que l’aisance du soin est souvent annonciatrice d’une amélioration clinique, mais bizarrement pas toujours.

Le tempérament et l’expérience du praticien peuvent déjà favoriser une certaine forme de sérénité générale, indépendante du soin. Autre biais évident, c’est l’indication de l’ostéopathie pour le cas clinique : on ne peut pas espérer la même aisance en traitant des dysfonctions légères chez un animal en pleine forme et en s’attaquant à du lésionnel lourd sur un animal fatigué, sous traitements depuis longtemps etc.
Alors on peut travailler sur soi pour s’améliorer, et on peut filtrer les cas pour ne traiter que des animaux déjà en bonne santé. Mais l’expérience vient avec le temps et, toute contre-indication mise à part, ne pas confronter l’ostéopathie aux cas difficiles, c’est un peu dommage...

Et donc, lors de situations difficiles où la dysfonction persiste, je me suis naturellement demandé à quoi cela tenait : suis-je au bon endroit, au bon niveau...? Le problème vient-il d’ici ou d’ailleurs...? Ai-je bien respecté les conditions de présence, d’attention, d’intention...? Puis-je espérer mieux, est-ce qu’il n’y a pas une non-indication derrière... ?

Bien sûr, de la réponse à ces questions vient souvent la solution, c’est pourquoi la recherche de précision en ostéopathie est nécessaire (ex : douleur du rachis lié à un problème viscéral et vice-versa). Une meilleure connaissance de l’anatomie apporte donc nécessairement une meilleure efficacité, et permet d’atteindre des niveaux de guérison plus profonds.

L’apport de nouveaux concepts (tenségrité, hélices, torsion physiologique...) permet également de dénouer plus rapidement certaines situations, ou de trouver des solutions à des problèmes qu’on pensait insolubles. Cela permet aussi d’apporter un éclairage différent pour la compréhension du vivant.

Néanmoins peut-être faudrait-il prendre garde à ne pas leur attribuer trop vite une universalité trop intellectuelle qui certes étancherait un peu notre soif d’explications, mais nous couperait de l’empirisme pragmatique dont l’ostéopathie est issue. Et même si c’est précisément cette curiosité scientifique (ce qui devrait être un pléonasme), cette créativité qui peut nourrir le pragmatisme en augmentant l’offre disponible, face à la volonté de développer toujours plus ces nouvelles visions comme autant de pulsions rationalistes en quelque sorte, quelle place pour une ostéopathie plus intuitive ou instinctive... dans laquelle on suit ce qu’on sent, et on fait ce qu’on doit... ?

Revenons à la pratique. Passons sur le fait que parfois, on trouve la solution en prenant ces voies là, tant mieux. Mais dans le domaine scientifique, pour savoir si une théorie est valable, elle doit être testée dans toutes les conditions qu’elle est censée couvrir. Concernant la voie analytique : jusqu’où nous mène-t-elle si on la pousse plus loin ? C’est mieux de traiter la sacro-iliaque que de secouer tout le bassin, jusqu’ici tout va bien. Seulement jusqu’où aller raisonnablement dans la précision anatomique ? A quand l’ostéopathie cellulaire, chromosomique, moléculaire (il y a déjà la cuisine) ? Je plaisante évidemment mais pas tant que ça, car où fixer les limites : nulle part, nous les fixons nous-mêmes, n’est-ce pas ?
Cela dit, nous savons bien que les pratiques vibratoires flirtent déjà avec certains de ces niveaux. Il y a de superbes vidéos sur internet qui montrent très bien les effets des ondes sur l’eau ou les grains de sable. On sait aussi que les effets de l’ostéopathie se répercutent au niveau cellulaire (notamment par mécano-transduction), jusqu’à la production de protéines donc l’expression génétique. De plus certaines théories comme les champs morphiques, inspirées de la physique quantique, permettraient d’expliquer la transmission d’informations, instantanée et quelle que soit la distance, ouvrant la voie aux notions de télépathie, au pouvoir de l’intention...

Est-ce simplement une question de temps, avant de travailler en conscience sur de tels niveaux de détail ? Et quand on n’arrive pas au résultat thérapeutique souhaité, est-ce par manque de précision ? Cette voie est-elle pertinente ?


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- Sommaire de ce numéro : N°38A



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