L’Ostéo4pattes

De Nouveaux Eléments Pour Comprendre la FTM (rés)

Créé le : jeudi 14 novembre 2013 par Amandine Boisseleau

Dernière modificaton le : samedi 9 décembre 2017

A l’occasion de ma thèse pour le diplôme de docteur vétérinaire, j’ai choisi de m’intéresser à l’ostéopathie et plus particulièrement à un sujet récent, encore peu connu en médecine allopathique et ostéopathique, la Force de Traction Médullaire (FTM).

Le but de mes recherches était de comprendre quels étaient les bases et fondements de cette notion, ainsi que les mécanismes pathophysiologiques permettant d’expliquer les signes cliniques associés. Il était intéressant de recenser les différents traitements utilisés et leur efficacité. Il s’est avéré que cette notion est rarement décrite dans la littérature et parfois exprimée de manière très différente. C’est essentiellement en médecine humaine que des études ont été réalisées pour explorer l’effet d’une tension sur la moelle épinière, les possibilités de traitement et les résultats obtenus.

Cet article complète les différents articles sur la FTM déjà parus dans la revue Ostéo4pattes en détaillant certains détails qui ont retenus mon attention. Je vous invite à relire ces articles, notamment pour les illustrations cliniques (FTM).

Tout d’abord, nous aborderons des notions d’anatomie spécifiques permettant de mieux comprendre la notion de FTM. Ensuite nous verrons l’importance de la FTM, puis les causes et les conséquences d’une augmentation anormale de cette dernière. Enfin, nous comparerons les différents traitements possibles, en particulier par ostéopathie.

I. Le SNC : particularités anatomiques et moyens de fixité

Le système nerveux central (SNC) comprend deux parties inégales : la première située dans le canal vertébral, la moelle épinière, et la deuxième logée dans la cavité du crâne, l’encéphale. Ces deux parties sont en continuité et fixées au sein de leur enveloppe osseuse par différentes structures et par certains mécanismes physiques.

A.Notion de continuité du SNC

Le SNC est composé d’un tissu nerveux composé de l’encéphale en continuité avec la moelle épinière et se terminant par le filum terminale. Ce dernier a longtemps été considéré comme le prolongement de la dure-mère. Des études récentes ont montré qu’il s’agirait d’un prolongement du tissu nerveux entouré intimement par la pie-mère qui traverserait la dure-mère avant de s’insérer sur les dernières vertèbres coccygiennes (1). Il est important de comprendre que le filum terminale est en continuité avec la moelle épinière, elle-même en continuité avec la moelle allongée, le tronc cérébral jusqu’au diencéphale. Il y a donc une continuité du SNC : du système optique (dès la sortie des nerfs optiques au niveau du chiasma optique) jusqu’à l’extrémité du filum terminale. Cette notion de continuité est essentielle à la compréhension de la notion de FTM.

B.Moyens de fixité du SNC

Des moyens de fixité sont indispensables pour maintenir les SNC au centre de son enveloppe osseuse, et ce malgré les différentes contraintes dynamiques à laquelle il est soumis, à savoir les mouvements de flexion/extension/rotation du rachis et les différentes positions du corps. Il s’agit de structures anatomiques, qui sont bien connues, mais dont nous rappellerons les points essentiels. Des mécanismes physiques moins décrits pourraient participer à cette fixité.

1.Par des structures anatomiques
- La moelle épinière occupe à peine les trois cinquièmes du diamètre du canal vertébral chez les Ongulés et les trois quart chez les Carnivores et le Lapin. Le reste de l’intervalle compris entre sa surface et la paroi osseuse est occupé, entre autres, par les méninges.
- Les méninges fixent le SNC de façon souple mais solide dans la cavité du crâne et dans le canal vertébral. Les méninges sont des membranes disposées concentriquement autour du système nerveux central dans l’ordre suivant, du centre vers l’extérieur :
- La pie-mère est en relation étroite avec le tissu nerveux. Des prolongements fibreux souples de la pie-mère, les ligaments dentelés, sont tendus jusqu’à la face profonde de la dure-mère entre chaque paire de nerfs spinaux. Ils permettent la suspension de la moelle épinière à l’intérieur de son étui dural et en assure le centrage dans le canal vertébral, dans toutes les positions et pour tous les mouvements de la colonne vertébrale. Le filum terminale, qui est un prolongement de la pie-mère, assure la fixation caudale du SNC.
- L’arachnoïde recouvre la pie-mère et l’espace qui les sépare permet la circulation du liquide cérébro-spinal (LCS). Elle produit à travers la dure-mère des trabécules arachnoïdiennes (cf. figure 1) dont le rôle est mal connu mais qui constituent des ponts très fins entre la dure-mère, l’arachnoïde et la pie-mère, assurant ainsi l’imbrication de l’ensemble du système nerveux central à l’intérieur du volume formé par la dure-mère, trop large pour lui (1).

- Suite sur ce lien pour les abonnés aux sites : C108/9 - De Nouveaux Eléments Pour Comprendre la FTM …(AR)
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- Sommaire de ce numéro : N° 030 automne 2013



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