L’Ostéo4pattes

Ostéopathie vetérinaire et précocité intellectuelle

Créé le : samedi 7 septembre 2013 par Marie Nguyen Thanh

Dernière modificaton le : jeudi 14 novembre 2013

Synthèse de mon mémoire ostéo et de la communication sur le sujet qui a eu lieu lors des Rencontres 2011.

Essayer d’associer ostéopathie vétérinaire et précocité intellectuelle peut paraître incongru. Pourtant, c’est le résultat de plusieurs années de cheminement personnel et j’ai à cœur de partager ce que j’en ai compris.

Après avoir précisé les particularités de l’exercice vétérinaire de l’ostéopathie, et ensuite, ce que recouvre objectivement la notion de précocité intellectuelle, grâce aux dernières avancées des neuro-sciences, nous allons voir qu’on peut les mettre en relation de plusieurs manières.

A la différence de la médecine allopathique qui s’attache à corriger surtout des symptômes, l’ostéopathie envisage le patient dans sa globalité, que ce soit la globalité du corps, mais aussi la globalité de l’individu dans son environnement.

L’ostéopathie est ensuite, et c’est un de ses principes, une médecine manuelle. Elle fait appel, pour ce qui est du diagnostic et du traitement, à un sens du toucher affiné, et aboutit par ce biais, à une communication directe avec les tissus du patient.

Si l’on cherche à comparer médecine vétérinaire et humaine, la première différence qui saute aux yeux est que notre patient est un animal, donc en premier lieu un patient silencieux. Le dialogue avec notre patient sera donc, a priori, indirect, par l’intermédiaire des propriétaires, qui sont demandeurs de la consultation.

Soigner un animal a une autre conséquence pour le soignant ; il lui faudra prendre en compte des éléments économiques qui sont ignorés en médecine humaine. En effet, l’absence de sécurité sociale, et la valeur de l’animal, qu’elle soit affective ou économique, influence la durée des soins, du diagnostic et du traitement.

On peut voir la relation de soin en médecine vétérinaire comme une relation triangulaire entre le soignant, l’animal qu’il soigne et son propriétaire. Le thérapeute interagit avec le propriétaire et avec un animal, qui est lui-même en interaction avec son propriétaire.

Les différences entre ostéopathie vétérinaire et ostéopathie humaine découlent logiquement de la nature de notre patient.

En effet, comme l’a précisé notre confrère le Dr Giniaux :
« N’est pas ostéopathe :
...Celui qui administre un calmant au cheval avant de le manipuler....
Celui qui est agressif et combat le cheval pour s’imposer....
Celui qui utilise des moyens de contention.... ».

Dans ce cas, l’état d’être ou présence du praticien est fondamental pour celui qui soigne des animaux en ostéopathie, que ce soit pour que le soin se déroule bien ou pour simplement soigner en toute sécurité.

Rares sont ceux qui ont essayé de théoriser cet état de présence de l’ostéopathe en médecine vétérinaire, mais parmi eux, on peut citer le Dr Emmanuel Pommier. Le résultat de sa réflexion est qu’il faut se connaître et pour cela, travailler sur soi-même, de façon à ne pas parasiter la relation thérapeutique avec nos dissonances personnelles. Pour éviter la résonance émotionnelle avec le patient, on essaiera de limiter la part volontaire de l’acte de soin, de ralentir l’intellect et basculer vers le ressenti.

De cette façon, il sera possible de passer outre le silence de nos patient, par un dialogue direct avec ses tissus. Il s’installe une communication directe entre consciences, malgré le silence apparent de notre patient....



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