L’Ostéo4pattes

Vrillée de la tête ...

Créé le : vendredi 22 mars 2013 par Patrick Chêne

Dernière modificaton le : vendredi 22 mars 2013

 L’ostéopathe

Ces petits témoignages, non pas pour dire que "qu’est ce qu’on est bon !", évidemment sans intérêt, mais parce qu’ils me semblent caractéristiques des problèmes (et des bonheurs) que nous rencontrons à expliciter nos actions à la majorité des professeurs et autres représentants de la profession ...

- D’abord ces dernières sont parfois si loin des "soi-disant" données actuelles de la sciences, rabâchées, répétées à l’envie avec le même peu de nuances, voire d’erreurs .... que la jonction entre les deux semblent parfois hors de portée. Pourtant un peu de temps et d’écoute bienveillante suffit ... surtout de la part de professionnels du soin.
- ensuite parce que certains résultats obtenus avec des outils non conventionnels paraissent si énormes pour des gens qui n’ont pas ces outils qu’ils ne semblent pas crédibles à première vue ... et pourtant ...

C’est ainsi qu’appelé pour une jument qui porte la tête de travers depuis un retour de saillie, je découvre que la propriétaire est une vétérinaire et que le vétérinaire traitant est là, bien décidé à juger de ce qu’il se passera ...

Non seulement la jument a eu la gentillesse de bien réagir à mon soin bien que je me sois mêler de raccorder la pathologie à un problème d’estomac [1] mais en plus une autre jument consultée à la deuxième visite a eu la bonté de faire un cours d’ostéopathie devant nous [2] :
- Pour un travail de L3 en rapport avec les intestins, flatulence immédiate, bruits de péristaltisme, le ventre levretté qui redescend sur le champ et pour couronner le tout une érection pileuse bilatérale sur l’abdomen témoin du travail sympathique en cours et preuve de métamérie .... bref du classique pour nous mais du bonheur pour le sceptique qui veut bien voir.

Alors je remercie vraiment ces deux confrères, d’accepter de témoigner leur ressenti, de m’avoir fait confiance, d’avoir su regarder et écouter, d’avoir su se poser des questions, de continuer à le faire, même quand sortant de l’ostéopathie, j’ai utilisé le chant diphonique, la médecine chinoise, l’homéopathie ... et j’aurai pu dans un souci de globalité et pour un meilleur résultat, utiliser de la géobiologie, de la kinésiologie, de la communication intuitive.... pas de tabou.

 Le vétérinaire traitant

Fin de l’année dernière, j’ai visité à plusieurs reprises une jument du
nom d’Iris qui après être revenue d’un séjour pour des tentatives de
saillie, présentait un "vrillement" de la tête :
- L’axe du chanfrein était dévié sur le côté gauche. La déviation s’est renforcée lors de la mise en tension accentuée de l’encolure, qui présentait une tension asymétrique permanente. Si ce vrillement avait tendance à disparaitre sous AINS, il revenait aussitôt le traitement arrêté. Cet état est resté stationnaire sur plusieurs semaines.

Sans être convaincu de l’ostéopathie (et soyons honnêtes, encore moins de certains aspects mis en avant dans l’un ou l’autre des articles accessibles sur le site de osteo4pattes), nous avons occasionnellement référé des animaux avec des syndromes douloureux supposés musculosquelettiques ne répondant pas (suffisamment) aux traitements allopathique à Patrick Chêne.

Pour la majorité des cas les résultats étaient très satisfaisants. Mais il y avait aussi des éléments renforçant ma méfiance envers l’ostéopathie, notamment le compte-rendu (librement accessible
sur le net à l’époque) qui me semblait fortement embelli par rapport à la réalité d’un hongre tabassé à infirmité par un étalon et hospitalisé pour des soins ostéopathiques.

J’ai proposé à la propriétaire d’Iris, totalement neutre concernant
l’approche ostéopathique, de montrer sa jument en ostéopathie... ceci aussi avec la petite idée en tête que ce serait une occasion pour moi de me faire une idée plus précise de l’approche avec un cas que je suivais depuis un bon moment et qui a résisté suffisamment longtemps aux traitements allopathiques, afin que tout changement de la situation donnerait matière à y réfléchir, l’autoguérison étant devenu peu probable.

En janvier de cette année, la première séance a eu lieu. Après la manipulation, accompagnée du chant diphonique, Patrick Chêne s’est renseigné sur l’alimentation, ayant constaté des problèmes sur le méridien de l’estomac.

Effectivement, le cheval avait une ration de concentrés en quantité
bien trop importante et une carence en fibres. Néanmoins j’étais assez
surpris :
- Je présente un cas ostéopathique ’classique’ concernant les
cervicales... et on part sur l’ostéopathie viscérale.
- Pendant et après la séance, Iris était détendue et calme, presque somnolente, mais de mon point de vue ce n’était rien que je n’aurais pu attribuer à un effet relaxant d’un massage. Après cette expérience, j’ai gardé donc une attitude "prudemment attentiste"...

Environ 1 mois plus tard a eu lieu la deuxième séance, ce qui fut aussi
l’occasion d’examiner deux autres chevaux. Avec la consultation et le changement de régime conseillé, l’aspect d’Iris avait changé lui aussi, son état était bien meilleur. Selon mon observation et celle de la propriétaire, il y avait une amélioration au niveau du "vrillement", une diminution de la tension asymétrique de l’encolure et aussi une amélioration concernant ses réponses quand elle était montée.

A la deuxième manipulation (d’après mes impressions cette
fois-ci plus axée sur la région des cervicales), la réaction de la
jument était semblable à celle après la première (détendue et calme à la limite de la somnolence) , en plus de quelques petits "craquements"
discrets qui ont eu lieu après la manipulation.

Parmi les deux autres chevaux, l’un était présenté pour son état moyen, malgré coproscopie et vermifugation en conséquence. Le symptôme le plus flagrant qu’il montrait, était son ventre très relevé.

Ici survenait la réaction à la manipulation qui m’a le plus marqué lors des séances :
- Le ventre s’est détendu dans un processus d’une durée de plusieurs minutes, et en même temps on a pu constaté des "ondulations cutanées" au niveau de l’abdomen. L’attitude global du cheval avait changé de façon impressionnante.

Nous avons entamé (de façon très superficielle vu le temps limité) une
petite discussion sur le pourquoi du comment des craquements, des
"ondulations", des réactions à la manipulation en général : J’étais
agréablement surpris de me voir dialoguer avec un homme qui avec
beaucoup de modestie se pose bien plus de questions, qu’il pense avoir de réponses, et qui cherche toujours des explications pour ce qu’il observe lors des traitements ostéopathiques.

Suite à cette expérience, mon idée (qui était plutôt défavorable) de
l’ostéopathie a subi un changement : En voyant les effets induits rien
que par l’utilisation des mains, et que je suis incapable d’induire avec
les miennes, l’envie m’a pris de l’apprendre... un peu comme on peut
ressentir l’envie d’apprendre un instrument après avoir entendu quelqu’un en jouer.

J’ai acquis par cette expérience l’impression, qu’il me faut d’abord apprendre afin que je puisse vraiment me faire une opinion de ce que l’ostéopathie pourra réellement représenter pour moi.

Dr Cornélius Sachdé

  La vétérinaire propriétaire

Pour Iris, ma jument de 16 ans, nous étions arrivés dans une "impasse" thérapeutique, avec des traitements anti-inflammatoires à répétition, pendant près de 4 mois, suite à une déviation de la tête à droite ( rotation globale de la tête vers la droite, mais bout du nez à gauche), diagnostiquée entorse cervicale.

En tant que vétérinaire, l’étiologie même de cette observation était assez inexplicable, compte tenu de son apparition brutale, sans choc traumatique ou chute identifiés.

Par ailleurs, l’état de la jument se dégradait, dès qu’elle n’était plus sous anti-inflammatoires, et elle manifestait de plus en plus une incapacité à réaliser un travail, même léger, et on observait qu’elle souffrait, avec en particulier, au niveau de l’encolure à gauche, une contracture et des trémulations musculaires qui s’amplifiaient.

Le Dr Cornelius SACHDE, me donna alors vos coordonnées, estimant lui aussi nécessaire d’envisager une autre approche thérapeutique.

Lors de votre première visite fin janvier 2013, nous avons pu constater que la jument était parfaitement calme pendant votre intervention, avec un relâchement important, presque somnolente, avec une manifestation plus sensible intervenant lorsque vous êtes arrivés au niveau de la nuque.

Nous avons appliqué le changement alimentaire préconisé avec foin à volonté, 2 litres d’orge (arrêt des granulés) + de la flore intestinale et Nux Vomica 3 granules par jour, 15jours.

Nous avons constaté dans la semaine suivante, que la tête se redressait progressivement, que la jument était plus vive, plus joyeuse, plus à l’écoute. L’amélioration a porté aussi sur la diminution des douleurs et des contractures musculaires qui ont continué de régresser, pendant la deuxième semaine.

Lors de votre deuxième visite, un mois après la première, la jument était toujours aussi calme, aujourd’hui sa tête est pratiquement droite, et elle ne souffre plus.

En ce qui concerne mon ressenti lors de vos deux consultations d’ostéopathie, celui du vétérinaire et celui de la propriétaire du cheval sont indissociables, mais je n’aurais probablement pas eu cette "analyse" (bien difficile à faire au demeurant !!!) il y a 30 ans, lorsque j’ai commencé ce métier.

Je pense que vous réalisez une véritable "mise en relation" avec l’animal, via vos mains et votre chant diphonique, qui vous permet d’accéder à un niveau de conscience et de connaissance, que je vous envie, car ils me semblent, aujourd’hui, indispensables, pour arriver à traiter un animal (ou un humain), dans son ensemble, dans ce "tout" qu’il forme, en arrêtant de se focaliser sur le ou les symptômes observés.

Pour moi, chez ma jument, cette brusque déviation de la tête sans choc en est probablement l’illustration la plus évidente ....

En vous remerciant encore de votre travail, de votre engagement, et au plaisir de vous rencontrer une prochaine fois, pour continuer nos discussions et nos échanges.

Dr Emmanuelle SANDRIN GABRIEL-ROBEZ

[1ce qui n’est pas évident à première vue en médecine allopathique, loin s’en faut

[2dommage, je n’avais pas la caméra !!



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