L’Ostéo4pattes

Essai synthétique sur l’efficacité de nos traitements... (Rés)

Créé le : mercredi 14 novembre 2012 par William Addey

Dernière modificaton le : samedi 9 décembre 2017

Lorsque l’on met en place un traitement nous faisons face à des attentes subjectives car la notion de guérison (retour à la santé) est aussi imprécise que la définition de la santé. Prenons un exemple simple comme une mammite, il existe des mammites stériles, des mamelles infectées mais sans élévation des taux cellulaires, des guérisons bactériologiques avec persistance des taux cellulaires élevés ou avec chute de production de lait. On voit ici que la guérison est une définition de l’objectif et non une définition objective de la réalité.

Du point de vue du propriétaire, l’efficacité d’un traitement dépend d’abord du résultat escompté, puis du résultat obtenu et enfin du coût (financier, temporel...). Du point de vue du vétérinaire la perception de l’efficacité d’un traitement repose en majorité sur ce qui a été appris ou vu et non sur des études publiées, ceci sans compter l’évolution naturelle de la maladie qui fait souvent confondre une amélioration naturelle avec un traitement efficace.

Pour mettre un peu de clarté et d’éthique, avant de se prétendre efficace, il est important d’évaluer la thérapeutique que nous proposons. Nous sommes révoltés d’apprendre qu’un médicament est retiré car il n’est pas aussi efficace que marqué, mais nous n’appliquons pas la même prudence avec nos traitements alternatifs. Néanmoins, il ne s’agit pas de tenter de satisfaire aux critères de la médecine par les preuves car ils sont difficilement applicables aux maladies fonctionnelles à cause de la variabilité des étiologies et des symptomatologies.

Ceci sans compter l’effet placebo qu’il est impossible d’annuler complètement car il varie entre les traitements. Le gain de l’effet placebo d’un traitement serait proportionnel au côté spectaculaire et invasif du traitement (cracking, injection intra veineuse, traitement biquotidien) et inversement proportionnel au nombre de traitements envisageables. C’est à dire que si on veut bénéficier au maximum de l’effet placebo d’un traitement, il faut dire que c’est la seule thérapeutique efficace et qu’elle est quotidienne et douloureuse.

Pour savoir si un traitement a une influence, on peut faire des cohortes de symptomatologies fonctionnelles similaires (ex : adulte présentant depuis moins de 5 jours, sans changement environnemental, une boiterie antérieure aiguë sans déformation avec appui conservé, sans fièvre) et comparer les deux thérapeutiques sur une période donnée. Puis, pour savoir si nous sommes efficaces, il faut se comparer en suivant la même méthodologie à un autre traitement efficace et non à placebo (ex : ostéopathie vs AINS). Ainsi, malgré le biais dû à la variation d’étiologie, nous pourrons évaluer nos résultats tout en respectant l’holisme. Sans ce travail essentiel de remise en question, l’ostéopathie risque de devenir rapidement une discipline non médicale.....

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