L’Ostéo4pattes

097- dépêche d’octobre 2012

Symétrie du corps ou dissymétrie ?
Créé le : mercredi 31 octobre 2012 par Patrick Chêne

Dernière modificaton le : vendredi 8 décembre 2017

Nous savons tous que la dissymétrie règne en maître dans le corps.

D’une part, au niveau moléculaire, les acides aminés sont L et le glucose est D ... la symétrie est brisée. Les hélices d’ADN ou de collagène sont Alpha ...

Dès lors un sens de rotation est privilégié ... y compris dans la mécanique du corps. Pour bercer un bébé dans nos bras, nous allons pratiquement tous instinctivement partir vers la gauche.

D’autre part, nous savons tous que la partie gauche du corps a tendance à être plus développée que la droite ...

Pourtant en tant qu’ostéopathe par exemple pour le bassin, nous avons appris à traiter ce dernier en symétrie donnant un rôle équivalent au côté gauche et au côté droit. Même si l’expérience nous dicte que les dysfonctions touchent plus un côté que l’autre.

Or Certains travaux d’ostéopathes ont montré une dissymétrie comme ceux de :
- William H Niedner, élève de Sutherland qui décrit une hélice corporelle fasciale. Vus depuis le dessus de la tête, les fascias font une hélice qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre et qui pathologiquement peut s’inverser.
- Yves Guillard qui donne au Mouvement Respiratoire Primaire une composante dissymétrique en troisième dimension par exemple, quand le sacrum remonte le long de la colonne vertébrale lors de l’inspir crânien, l’iliaque gauche chez l’homme recule à l’inverse de l’iliaque droit. Puis lors de l’expir la symétrie se réinstalle.

Ces deux travaux se complètent dans le sens où l’un parle de structure et l’autre d’un mouvement qui devrait selon toute logique s’appuyer sur cette structure.

Cette vision est valable pour tous les mammifères et connait plusieurs dysfonctions possibles depuis l’accentuation de la torsion jusqu’à son empêchement.

Et, organiser le traitement ostéopathique en fonction de cette dissymétrie naturelle, permet à la fois de simplifier le traitement et aussi d’être plus efficace sur certaines pathologies très lourdes comme la scoliose chez l’homme ou le dos de carpe (voussure lombaire très accentuée) chez nos animaux.

C’est ainsi que pour ce cheval :

Diagnostiqué avec une déformation de type scoliose durant la croissance il a été possible d’inverser le cours des choses et de lui redonner un dos plus fonctionnel en tenant compte à la fois de la Force de traction médullaire (FTM) et de la torsion physiologique (TP) qui dans ce cas était accentuée : iliaque gauche partant trop haut et trop en avant avec un iliaque droit immobile.

Le traitement a consisté à :
- Diminuer la FTM et son interaction viscérale : la pathologie est apparue juste après la castration.
- Rétablir le fonctionnement normal de la TP, c’est à dire un bassin en dissymétrie dans son mouvement.

Mais, l’intégration de la dissymétrie dans le raisonnement ostéopathique ne s’arrête pas là et permet bien d’autres ouvertures.



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